La participation, grande perdante de la journée

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Un record. Moins d'un électeur sur deux s'est rendu aux urnes hier,

soit un taux d'abstention de 53,27 %, contre 39 % en 2004. Une désertion aussi venue de l'électorat de droite. Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l'Ifop, l'explique par plusieurs raisons : « Les Français ont encore une connaissance limitée des compétences des régions. De plus, la campagne ne les a pas intéressés, car elle a été ponctuée par trop peu d'événements, hormis les épisodes Frêche et Soumaré. »

L'abstention serait aussi révélatrice d'un divorce entre l'opinion et les politiques : « La crise économique a exacerbé la déception des Français, nombre d'entre eux jugeant les hommes politiques incapables de résoudre leurs problèmes d'emploi et de pouvoir d'achat. » W

Delphine Bancaud