Qui a dit: «Il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul»

INDICE Il est spécialiste des petites phrases...

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«Si la gauche est tellement forte c'est parce que ce qui la rend forte, c'est nous», a assuré Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie en préambule à un meeting de soutien avec Dominique Voynet au candidat Europe Ecologie en Pays de la Loire Jean-Philippe Magnen. «Ce qui m'énerve, c'est que tout le monde parle de vague rose. Il n'y aura pas de vague rose, il y aura une vague vert-rose ou il n'y en aura pas. Il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul», a-t-il ajouté.

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Avant son meeting à Nantes qui clôt sa campagne avant le premier tour dimanche, il a noté que «quand une dame (Martine Aubry, NDLR) dit "On va faire le grand chelem", "on" c'est qui? Personne ne fait le grand chelem seul, j'avoue aussi même pas nous, humblement, on ne gagne pas les élections sans le PS».

L’union possible partout au second tour

Au second tour, Daniel Cohn-Bendit a d'ores et déjà estimé que l'union avec la gauche serait possible partout, même s'«il y a une semaine je pensais qu'il y aurait des endroits où ce serait très dur». «Le fait de les avoir nommés a décrispé et j'avoue que les sondages ont aidé. Il y a des présidents de région qui ont cru qu'ils pourraient passer seuls, qu'ils feraient 37%, 38% au premier tour et il se retrouvent à 25%, 26%» dans les sondages, «ça a calmé les gens».

 Il a aussi précisé qu'après le premier tour, «il faudra développer une culture du partenariat» entre le PS et Europe Ecologie en vue des prochaines échéances électorales. Mais quel que soit le résultat du premier tour des régionales, «aujourd'hui on a déjà gagné notre pari: on est la troisième force politique. Il y a deux ans, on ne l'était pas (...). Donc de toutes façons nous serons le 14 mars victorieux parce que l'on impose une nouvelle donne politique», a-t-il conclu.