Une trentaine d'étudiants rackettés par quatre individus à l'université Paris XIII-Villetaneuse

FAIT DIVERS Neuf téléphones portables et 40 euros ont été volés...

Avec agence

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Quatre personnes ont menacé mercredi avec des couteaux et racketté une trentaine d'étudiants qui étaient en cours dans un amphithéâtre de l'université Paris XIII-Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), sans faire de blessés.

Neuf téléphones portables et 40 euros volés

Les faits se sont produits vers 15h. Neuf téléphones portables et 40 euros ont été volés, selon une source policière, qui précise qu'il n'y a pas eu d'interpellation.

«Quatre jeunes ont pénétré dans l'amphithéâtre, où une trentaine d'étudiants suivaient un cours d'anglais, par l'entrée réservée aux handicapés, qui n'est pas visible par les gardiens de l'université», a expliqué le président de Paris XIII Jean-Loup Salzmann. «Les jeunes, cachés par des capuches et des foulards, ont sorti des couteaux et une réplique d'arme à feu, menacé les étudiants et l'enseignante puis les ont rackettés», a-t-il poursuivi.

Les agresseurs en fuite

«Les faits ont duré quelques minutes, puis les agresseurs sont partis en courant, ont été poursuivis par les gardiens mais n'ont pu être rattrapés», a ajouté Jean-Loup Salzmann.

Des étudiants et l'enseignante ont été bousculés, mais il n'y a pas eu de blessé, selon le président de l'université. Les psychologues ainsi que la brigade anticriminalité sont ensuite intervenus. L'enseignante et les étudiants ont déposé plainte au commissariat d'Epinay.

Une précédente agression en décembre

Mi-décembre, un étudiant avait été blessé par arme blanche alors qu'il assistait à un cours dans un amphithéâtre de Paris XIII. L'auteur présumé, qui ne faisait pas partie des effectifs de l'université, avait été interpellé. «Après cette agression, des contrôles d'entrée ont été mis en place dans une partie de l'université, mais trois amphithéâtres isolés n'ont pas de contrôle d'accès. Le racket s'est produit dans l'un des trois», a expliqué Jean-Loup Salzmann.

«On avait prévu de clôturer le campus après cette agression en décembre mais on n'en a pas eu le temps», a-t-il ajouté. «A la rentrée de septembre, ce genre de chose ne pourra plus arriver puisque les clôtures auront été installées», a assuré le président de Paris XIII.

Valérie Pécresse exprime sa «profonde indignation»

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a exprimé ce jeudi «sa profonde indignation» après l'agression. Dans un communiqué, elle «condamne ces actes contraires à l'esprit même de l'université, où la violence n'a jamais sa place». Elle y «exprime toute sa solidarité avec les enseignants et les étudiants».

La ministre a également annoncé au président de l'université, Jean-Loup Salzmann, «qu'elle mettra tout en oeuvre pour accélérer encore davantage les travaux de clôture de l'université, pour lesquels le ministère a engagé 1,5 millions d'euros dès ce début d'année, qui ont d'ores et déjà été versés».

Elle rappelle qu'elle avait «immédiatement répondu» à la demande de Jean-Loup Salzmann en décembre 2009 après l'agression d'un étudiant, et «tenu à s'engager auprès de la communauté universitaire de l'université Paris 13 pour sécuriser et clôturer le campus afin d'éviter toute intrusion».