Benoist Apparu annonce des aides financières de l'Etat pour les sinistrés de Xynthia

TEMPETE Le secrétaire d'Etat au Logement a visité les sinistrés de Charron...

Avec agence

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Benoist Apparu participe pour la première fois à un gouvernement.
Benoist Apparu participe pour la première fois à un gouvernement. — HADJ / STEVENS / VILLARD / SIPA

L'Etat aidera financièrement les sinistrés de Charente-Maritime et de Vendée contraints de se reloger provisoirement ou de réhabiliter leurs habitations après le passage de la tempête Xynthia, a annoncé mercredi à La Rochelle le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu.

«J'ai souhaité venir mettre en place les outils de relogement nécessaires pendant la réhabilitation ou la reconstruction des maisons», a-t-il souligné après avoir visité la maison d'une famille sinistrée à Charron, commune particulièrement touchée au nord de la Charente-Maritime, puis rencontré des élus du département à la préfecture, à La Rochelle.

Le relogement financé à 100%

Concernant le financement du relogement provisoire des sinistrés, l'Etat en prendra «100% à sa charge, jusqu'à six mois et au-delà si nécessaire» dans les cas non pris en charge par les assurances, a-t-il expliqué. «La commune avance et l'Etat remboursera les communes», a-t-il ajouté. Pour le financement des travaux de reconstruction ou de réhabilitation des habitations, les assurances interviendront, selon le secrétaire d'Etat.

«Il peut y avoir aussi des compléments de financement nécessaires si, par exemple, il faut racheter un terrain. Nous avons décidé d'ouvrir le prêt à taux zéro, normalement accessible aux primo-accédants, aux personnes sinistrées qui sont déjà propriétaires», a-t-il souligné.

Des experts sur zone

Il a par ailleurs indiqué que Action Logement (ex-mouvement du 1% logement) interviendrait également à hauteur de 5 millions d'euros de prêts pour les victimes de la tempête. Sur la question de l'urbanisme et des zones inondables, le secrétaire d'Etat a souligné que les reconstructions de maisons ne seront pas autorisées «dès lors qu'il y a mise en danger de la vie de personnes qui habitent dans certaines parties de (Charente-Maritime) ou en Vendée».

«Dans les 15 jours qui viennent, nous allons faire un micro-zonage, envoyer une équipe d'experts qui vont délimiter les zones sur lesquelles on ne veut pas de reconstruction», a-t-il dit, estimant par exemple qu'il ne fallait pas prendre de risque dans «la cuvette de La Faute-sur-mer», en Vendée.

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