Epernay: Hortefeux exige l'arrestation rapide des agresseurs

JUSTICE Le ministre de l'Intérieur était en déplacement au chevet du policier grièvement blessé lundi...

B.D. avec agence

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Brice Hortefeux présente les résultats de la politique de sécurite en 2009, au ministère de l'Intérieur, à Paris, le 14 janvier 2010.
Brice Hortefeux présente les résultats de la politique de sécurite en 2009, au ministère de l'Intérieur, à Paris, le 14 janvier 2010. — WITT/SIPA

Brice Hortefeux tape du poing sur la table. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu ce mercredi au chevet du policier grièvement blessé lundi à Epernay, et a exigé l'arrestation rapide des auteurs de cette agression.

«Tout est mis en oeuvre pour rapidement identifier, interpeller et déférer pour que la justice puisse fonctionner», a déclaré le ministre. «Il y a des procédures d'identification techniques et scientifiques en cours, notamment sur le projectile qui a atteint le policier à la tempe. J'ai bon espoir que dans un délai rapproché, on puisse avoir des éléments précis» sur les auteurs de l'agression, a-t-il ajouté depuis le commissariat d'Epernay, où travaille le brigadier-chef Michel Husson, blessé lundi soir par un jet de pierre.

Etat «stable et stationnaire»

Brice Hortefeux s'est entretenu avec l'épouse, les deux enfants et les collègues de Michel Husson, 49 ans, avant de se rendre à son chevet au CHU de Reims. Son état est «stable et stationnaire, mais s'agissant de traumatisme crânien, le processus est toujours long, selon les médecins», a rapporté le ministre.

De son côté, le procureur général à la cour d'appel de Reims, Jean-François Pascal, a souligné des faits d'une «gravité extrême» et assuré que «toutes les ressources de la loi [étaient] utilisées et tous les moyens mobilisés». L'enquête, confiée au SRPJ de Reims et à la sûreté urbaine d'Epernay, mobilise «toute la brigade criminelle et, avec les techniciens, ce sont plus de vingt» membres de la PJ qui travaillent sur cette affaire, a confié une source proche du dossier.

Témoins entenuds sous X

Les enquêteurs comptent beaucoup sur les «éléments techniques et scientifiques», et la possibilité pour les témoins de s'exprimer «sous X» en se faisant domicilier au commissariat. Ils éviteront ainsi les risques de représailles.

Michel Husson a reçu une pierre dans la tempe lors d'une intervention dans le quartier Bernon d'Epernay visant à interpeller un jeune homme circulant sans ceinture de sécurité. Celui-ci, recherché depuis 2008 pour vol en bande organisée et qui avait quelques jours auparavant «menacé de mort des policiers», selon le ministre, a réussi à s'enfuir. «Entre une dizaine et une quinzaine d'individus» ont pris les policiers à partie et leur ont lancé «des morceaux de parpaings», a expliqué Brice Hortefeux.