L'escroc qui voulait profiter de Xynthia retourne en prison

FAIT-DIVERS Déjà condamné pour usurpation d'identité, il se faisait passer pour un fonctionnaire...

Avec agence

— 

Des travaux de déblaiement à Charron, en Charente-Maritime, après le passage de la tempête Xynthia, le 3 mars 2010.
Des travaux de déblaiement à Charron, en Charente-Maritime, après le passage de la tempête Xynthia, le 3 mars 2010. — P. ANDRIEU / AFP

L’escroc de nouveau derrière les barreaux. Philippe Berre, arrêté dimanche à Charron, une commune dévastée par la tempête Xynthia, alors qu'il se faisait passer pour un fonctionnaire, fait l'objet d'un mandat d'arrêt mis à exécution par le procureur de La Rochelle.

Philippe Berre, qui a passé les deux-tiers de sa garde à vue à l'hôpital de La Rochelle pour des problèmes cardiaques, devait être transféré dans la journée dans un établissement pénitentiaire à Vivonne en raison d'un état de santé satisfaisant, a-t-on précisé de même source.

Emprisonné pour une affaire précédente

Philippe Berre, 56 ans, est sous le coup d'une condamnation à 5 ans de prison pour avoir usurpé l'identité d'un chargé de mission de l'Office national des forêts et s'être rendu coupable d'une soixantaine d'infractions d'abus de confiance dans l'Aube et plusieurs autres départements. Le 17 novembre, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Troyes par jugement contradictoire assorti d'un mandat d'arrêt, mis donc à exécution à La Rochelle. Il a dans un délai de dix jours la possibilité de faire appel.

Soupçonné d'être impliqué dans plusieurs autres affaires à travers la France, il pourrait faire l'objet d'autres poursuites.

40.000 euros de dépenses

Dans le dossier de Charron, les gendarmes poursuivent leur enquête et vont entendre témoins et personnes ayant rencontré Philippe Berre. Ils devraient ensuite auditionner Philippe Berre, brièvement entendu par le procureur de La Rochelle, Guy Etienne, pendant sa garde à vue. Ce dernier n'a pas à ce jour ouvert d'information judiciaire.

Selon Sud Ouest, une douzaine de sociétés de location de matériel et d'engins, ou des entreprises de travaux publics, ont été arnaquées pour un total de 40.000 euros, livraison de 6.000 litres de fioul comprise.

L'escroc avait auparavant été condamné à 5 ans d'emprisonnement à Mâcon dans l'affaire qui a inspiré le film «A l'origine» de Xavier Giannoli, décrivant sa relance d'un chantier d'une autoroute dans une petite ville. Il avait été libéré en août 2006.