Moins de morts sur les routes: merci la neige

SECURITE ROUTIERE La prévention, la présence policière, mais aussi les intempéries expliquent ces chiffres exceptionnels...

Julien Ménielle

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Une voiture sur la route de Vitry en Artois, près d'Arras, mercredi 10 février 2010, après les importantes chutes de neige dans la région.
Une voiture sur la route de Vitry en Artois, près d'Arras, mercredi 10 février 2010, après les importantes chutes de neige dans la région. — P. HUGUEN / AFP

Un record. Le nombre de tués sur la route a baissé de 15% en février, qui est devenu «le mois le moins meurtrier jamais enregistré sur les routes de France», selon la Sécurité routière. En tout, 45 vies ont été épargnées par rapport au même mois de l'année précédente (255 morts contre 300 en 2009). Merci la prévention, mais surtout, merci la neige.

Quoi de neuf?

«Le gouvernement a pris des décisions courageuses», estime Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière, contactée par 20minutes.fr. Elle égrène: «Le déploiement des forces de l'ordre aux lieux, heures et jours les plus accidentogènes.» Certes, mais le dispositif date de septembre. «Le nouveau permis de conduire, qui insiste sur le respect routier et une conduite raisonnable». Ça ne date pas d'hier non plus.

Alors quoi? «La lutte renforcée contre la grande violence routière, l'alcool et la drogue au volant», avance Michèle Merli. Sans doute, mais la décision date du comité interministériel sur la sécurité routière du 18 février. «Les campagnes de prévention très trash de cet hiver.» Admettons, mais rien de bien neuf là-dedans.

«Beaucoup plus attentifs qu'à l'accoutumée»

Et si c'était la neige? «Il y a eu de fortes intempéries pendant cette période», rappelle Michèle Merli. Effet immédiat: «une diminution du nombre de kilomètres parcourus». Mieux, pour la déléguée, «les gens ont adopté une forme d'écoconduite: ils ont réfléchi avant de prendre la route».

«Les automobilistes ont été moins vite, et ont été beaucoup plus attentifs qu'à l'accoutumée en raison des conditions météo», estime Michèle Merli. Selon elle, «les vitesses moyennes qui avaient augmenté pendant l'été ont baissé en fin d'année». Avec l'arrivée du froid, en somme.