Luc Chatel dévoile son plan pour pallier les absences non remplacées des enseignants

EDUCATION Il veut notamment faire appel à des étudiants ou des retraités de l'Education nationale...

Corentin Chauvel

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Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, le 9 février 2010 à Paris.
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, le 9 février 2010 à Paris. — SIPA

Luc Chatel décrète la «mobilisation générale». Réunissant les recteurs ce mardi, le ministre de l'Education nationale entend remédier rapidement au casse-tête des enseignants non remplacés en cas d'absence. Le vrai problème concerne particulièrement les absences courtes, pour lesquelles «le taux de remplacement n'est que de 19% dans le secondaire», estime Luc Chatel, interrogé dans Le Parisien de ce mardi.

Les solutions envisagées? D'une part, faire appel à des «contractuels associés», soit «des étudiants qualifiés, des adultes diplômés ou des jeunes retraités de l'Education nationale». Et, d'autre part, mettre fin aux frontières académiques, qui empêchent les remplaçants titulaires de pouvoir donner cours dans d'autres académies que la leur. Luc Chatel estime en effet que 50.000 des 857.000 professeurs sont des remplaçants titulaires et que 10% d'entre eux dans le primaire et 20% dans le secondaire «ne sont pas pleinement utilisés».

Un «monsieur remplacement»

L'objectif pour les recteurs sera alors, dans un premier temps, de nommer un «monsieur remplacement», soit un interlocuteur que les établissements pourront appeler à la première heure pour leur trouver un remplaçant. Ensuite, d'ici à la rentrée prochaine, le ministre demande aux recteurs de se constituer un vivier de «contractuels associés», ces remplaçants d'un nouveau genre qui seront supervisés par des professeurs expérimentés.

Cette annonce intervient alors qu'une journée nationale de grèves et de manifestations se profile vendredi à l'appel des syndicats de l'enseignement pour protester contre les réformes dans l'éducation. De même, des fédérations de parents d'élèves de Seine-Saint-Denis continuent depuis plusieurs semaines de déposer des recours devant les tribunaux administratifs pour des problèmes de remplacement.