Des polémiques qui se terminent au tribunal

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Le ton du débat politique est loin d'être resté courtois pendant la campagne, au point d'y mêler la justice.

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Escalade autour du cas Frêche Habitué des déclarations à l'emporte-pièce, Georges Frêche (DVG, ex-PS), président sortant de Languedoc-Roussillon, a provoqué un séisme à gauche en évoquant dans une interview « la tronche pas catholique » de Laurent Fabius. L'embrasement médiatique est immédiat, Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) allant jusqu'à comparer le « frêchisme » à « du Mussolini ». Résultat, 58 membres du Parti socialiste pro-Frêche ont été temporairement exclus pour dissidence, le PS ayant décidé d'investir la maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Une investiture que les exclus veulent contester en justice, mais qui a l'appui sans faille de la patronne du PS, hier en Languedoc-Roussillon pour soutenir Hélène Mandroux.

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L'affaire Ali Soumaré plombe l'UMP En Ile-de-France, deux élus UMP du Val-d'Oise, Francis Delattre et Sébastien Meurant, pensaient tenir un bon scoop. Le 19 février dernier, ils accusent la tête de liste PS, Ali Soumaré, d'être un « délinquant multirécidiviste ». Mais la majeure partie de leurs accusations, obtenues de surcroît dans des conditions douteuses, étaient fausses. Ali Soumaré a porté plainte. Vincent Peillon (PS) profite de « l'affaire » pour se lancer aussi sur le terrain judiciaire, évoquant une condamnation des UMP Patrick Devedjian et Alain Madelin, vieille de 1965. Les deux hommes ont à leur tour annoncé des poursuites. W