Nadine Morano envoie les gendarmes dans un café où des clients fumaient

TABAC «S'il fallait que je respecte les lois, j'aurais déjà fermé boutique», explique le gérant...

Avec agence

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Nadine Morano, secrétaire d'état à la famille, lors d'un meeting pour les régionales, en Lorraine, le 1er mars 2010.
Nadine Morano, secrétaire d'état à la famille, lors d'un meeting pour les régionales, en Lorraine, le 1er mars 2010. — POL EMILE/SIPA

La loi, c’est la loi. La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a fait contrôler samedi dernier le patron d’un bar lorrain par les gendarmes. Les clients fumaient dans l'établissement, une pratique interdite par la loi anti-tabac.

La scène s'est déroulée à Neuves-Maison en Meurthe-et-Moselle, au sud de Nancy, lors de la braderie annuelle. Tête de liste UMP pour les régionales en Lorraine, Laurent Hénart était accompagné par la secrétaire d'Etat, par ailleurs colistière du candidat de la majorité.

Réaction ministérielle

En pénétrant dans un café, ils découvrent que plusieurs personnes fument à l'intérieur même de l'établissement. Nadine Morano rappelle alors au patron que, depuis l'entrée en vigueur le 1er janvier 2008 de la loi anti-tabac, il est interdit de fumer dans les établissements dits «de convivialité», notamment les cafés, a-t-elle expliqué, confirmant une information dévoilée par L'Est Républicain.

«Je suis ministre de la république, si j'arrive et que je ne dis rien, c'est comme si je cautionnais», a-t-elle expliqué. Elle a ensuite tenté d'expliquer au patron et aux clients qu'ils devaient aller fumer dehors. De son côté, le gérant lui aurait répondu: «s'il fallait que je respecte les lois, il y a longtemps que j'aurais fermé boutique», a apporté Nadine Morano.

Cendriers évacués

L’histoire aurait pu se terminer ici. Mais Nadine Morano en a décidé autrement, puisqu’elle s'est ensuite rendue à la gendarmerie, située de l'autre côté de la rue, où elle a signalé aux militaires la situation. «J'ai prévenu le patron que j'allais voir les gendarmes», a-t-elle indiqué.

Lorsque les gendarmes sont arrivés, «les cigarettes étaient éteintes et les cendriers évacués des tables», selon L'Est Républicain, qui indique que le gérant, convoqué, a toutefois reconnu les faits. Il encourt une amende de 135 euros, contre 68 euros pour les fumeurs.