Un homme, déjà condamné pour des faits similaires, est soupçonné d'avoir enlevé et violé une enfant

FAITS-DIVERS La fillette a été retrouvée saine et sauve, l'homme est mis en examen...

Avec agence

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Un homme déjà condamné pour l'enlèvement et l'agression sexuelle d'un mineur de moins de quinze ans, est soupçonné d'avoir enlevé une fillette de 8 ans dans la nuit de mercredi à jeudi, à la Grand-Combe.

Il a été mis en examen vendredi soir à Nîmes pour enlèvement, séquestration, détention arbitraire et viol. L'homme, originaire des Ardennes, a reconnu les faits durant sa garde à vue.Ces faits de nature criminelle sont passibles d'une peine de réclusion criminelle de 30 ans, a indiqué procureur de la République de Nîmes, Robert Gély.

L'affaire, révélée par Midi Libre, a commencé mercredi soir lorsque la mère de l'enfant, partie chez un voisin pour jouer sur son ordinateur, s'est inquiétée de ne pas l'avoir vu regagner le domicile familial. Elle a prévenu la gendarmerie qui a entrepris les recherches. Celles-ci ont duré 7 heures, jusqu'à 3h jeudi matin, quand l'enfant a été aperçue dans un cimetière avec un homme qui prenait la fuite. Il a été interpellé une heure plus tard à un barrage de la gendarmerie.

Condamné pour des faits similaires à une peine de 7 ans de prison

Après avoir consulté le fichier des auteurs d'infractions sexuelles, les enquêteurs ont constaté que le suspect avait déjà été condamné pour des faits similaires à une peine de 7 ans de prison par le tribunal correctionnel de Toulon. L'homme, qui avait purgé sa peine, était sorti de prison en juillet 2009 et avait été placé sous suivi médico-judiciaire pour une durée de 10 ans.

Les mesures imposées dans ce cadre, notamment le suivi psychiatrique, «ont été tout à fait respectées par le mis en cause», a souligné le procureur.

«Il n'y a pas eu de signe d'alerte qui pouvait laisser penser qu'il allait repasser à l'acte»

«Il n'y a pas eu de signe d'alerte qui pouvait laisser penser qu'il allait repasser à l'acte», a souligné le procureur d'Alès, Thierry Lescouarc'h, présent au point de presse. Dans le cadre du suivi, «le dispositif mis en place n'a pas été défaillant», a insisté M. Gély. L'homme, orphelin à l'adolescence, sans famille, se montrait «cooopératif pour toutes les mesure, mais en même temps était fragile», a ajouté le procureur.

La Chancellerie avait donné son accord pour le lancement de la procédure Alerte enlèvement au moment où la fillette a été retrouvée, selon le quotidien.