Le siège d'Ikea France à nouveau occupé par des syndicalistes

SOCIAL Les salariés demandent toujours une revalorisation des salaires, et n'ont quitté les lieux que tard dans la soirée...

B.D. avec agence

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Les salariés d'Ikea France sont en grève, ici au magasin et siège social de Plaisir, dans les Yvelines, le 9 février 2010.
Les salariés d'Ikea France sont en grève, ici au magasin et siège social de Plaisir, dans les Yvelines, le 9 février 2010. — JACQUES BRINON/AP/SIPA

Bis repetita. Des représentants syndicaux ont à nouveau occupé jeudi, le siège social d'Ikea France à Plaisir, dans les Yvelines. Ils réclament la «reprise des négociations» sur les salaires, qui s'étaient soldées par un échec fin février.

Une vingtaine d'élus CGT, FO, et CFDT sont entrés dans le siège social du géant suédois du meuble peu avant 10h30, selon Hocine Redouani, délégué FO. Environ cinq d'entre eux, principalement membres de FO, s'apprêtaient en fin de journée à passer la nuit sur place, a-t-il ajouté. Ils auraient quitté les lieux tard dans la soirée.

Reprise des négociations

«On demande la reprise des négociations, sereinement, pour trouver un terrain d'entente, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui», a déclaré François Mrissa, délégué CGT. Les syndicalistes ont été reçus dans l'après-midi par des membres de la direction.

Le groupe suédois a dit dans un communiqué «regretter qu’un groupe isolé de salariés parmi lesquels des représentants FO et CGT aient investi le siège de l’entreprise à Plaisir de manière illégale en début de matinée».

Soulignant que «les négociations annuelles obligatoires sont closes depuis jeudi 25 février», la direction «en appelle à la responsabilité des présents pour ne pas renouveler une occupation des locaux, qui n’apporte rien au dialogue social dans l’entreprise».

1% d'augmentation


A l'issue de ces négociations, le 25 février dernier, les syndicats ont refusé, à l'exception de la CFTC et de la CFE-CGC (minoritaires), de signer l'accord prévoyant une augmentation collective des salaires de 1% et une hausse au mérite de 1% pour toutes les catégories professionnelles.

L'intersyndicale, qui réclamait initialement une hausse générale de 4%, a fait une contre-proposition de 2% d'augmentation collective, appelant les salariés à poursuivre la «mobilisation». La direction du groupe a décidé d'appliquer unilatéralement ses propositions, comme le lui permet la loi en cas d'échec des discussions.