La biscuiterie St Michel étend son blé labellisé à l'ensemble de sa production

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Les galettes St Michel en plein dans le développement durable. Cette année, l'emblématique marque bretonne, qui représente 4 % du marché français des biscuits, avec 25 millions de packs vendus par an en France, va étendre à toute sa gamme de produits (madeleines, brownies, etc.) sa démarche Culture et ressources contrôlées (CRC). L'entreprise a lancé en novembre cette iniative pour réduire l'impact de son activité sur l'environnement et rendre ses produits plus sains. Tous ses biscuits sont déjà garantis sans colorant, sans conservateur, sans matière grasse hydrogénée et produits à partir d'un blé labellisé CRC. Une démarche qui a obtenu un signe officiel de qualité en 1998 par le ministère de l'Agriculture, et qui a pour objectif de protéger à la fois l'environnement et la santé du consommateur. Ainsi, les 3 000 tonnes de blé produites chaque année pour St Michel doivent répondre à certaines normes. « Nos champs sont obligatoirement éloignés d'au moins 250 m des voies à grande circulation, des établissements industriels à haut risque, ou encore des aéroports », explique Fouzia El Hilali, responsable de coordination du GIE-CRC. Les fertilisants ne sont utilisés qu'en dernier recours et aucun insecticide n'est employé une fois les céréales stockées. Une première en la matière.

Chaque année en France, 5 millions de tonnes de blé sont transformés en farine, dont 1,1 million pour la biscuiterie. La CRC, elle, concerne seulement 150 000 tonnes en 2009. « La tendance générale est au respect croissant de l'environnement », affirme toutefois Passion Céréales, qui représente la filière. La démarche, qui implique un surcoût de production, permet aux quelque 1 000 agriculteurs de la filière de bénéficier d'une « prime CRC », qui ajoute au prix de base 15 à 25 euros par tonne de blé produite. Pour autant, ces biscuits devenus haut de gamme sont vendus au même prix qu'avant, la marque ayant choisi de ne pas modifier le prix. W

Virginie Ramel