Vibrant hommage de la Vendée à ses victimes

TEMPETE Une messe solennelle a été prononcée jeudi après-midi en la cathédrale de Luçon...

Ingrid Gallou

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Une cérémonie religieuse en hommage aux victimes de Xynthia s'est tenue à Luçon, jeudi 4 mars.
Une cérémonie religieuse en hommage aux victimes de Xynthia s'est tenue à Luçon, jeudi 4 mars. — REUTERS/Stephane Mahe

«J'ai oublié le bonheur, la paix a quitté mon âme». Les paroles prononcées lors de la messe solennelle dédiée aux victimes de la tempête Xynthia, à Luçon, ont raisonné aux oreilles des Vendéens comme un lourd écho à l'épreuve qu'ils traversent depuis samedi dernier, quand les premiers vents ont soufflé sur leur région. Ce jeudi, le dernier bilan fait état de 53 morts en France, dont 29 en Vendée.

Parmi les victimes, beaucoup de personnes âgées, mais aussi une famille, et des enfants, âgés de 2 à 12 ans. Par ailleurs, Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur dénombrait aujourd’hui sept blessés graves et 72 blessés légers.

C'est le Premier ministre François Fillon qui a débuté la cérémonie, en rendant un bref hommage civil aux abords de la cathédrale. Des paroles rythmées par le glas qui a raisonné dans tout le département, alors qu'une procession de bénévoles, de gendarmes et de pompiers entrait dans l'édifice. Deux milliers de Vendéens avaient tenu à se réunir, à la fois dans la cathédrale, pleine à craquer, mais aussi à l'extérieur, où des écrans de retransmission avaient été installés.

«Une cérémonie à la hauteur»

Partout dans le département ont raisonné les sirènes. Le président du conseil général Philippe de Villiers avait demandé une mise en berne des drapeaux sur tous les édifices publics. A Luçon, la majorité des commerces avaient eux choisi de baisser le rideau en signe de deuil.

Contacté à la sortie de la cérémonie, le Maire d'Aiguillon a confié être «sous le coup de l'émotion». «La cérémonie a été à la hauteur de la catastrophe» a-t-il simplement ajouté. «Il n'y a pas de mot à çà, tout ce qui devait être fait a été fait».
Joint ce soir, Dominique Bussereau, président du Conseil Général des Charentes Maritimes, l'autre département le plus meurtri avec douze morts, nous a décrit une population en deuil, traversant une période dépressive. «Dans ces moments, il faut être très attentif, car des actes de désespoir peuvent survenir».