Deux dirigeant de Siemens retenus par des salariés dans la Loire

SOCIAL Les employés dénoncent un blocage des négociations...

Avec agence

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Des salariés de Siemens à Saint-Chamond (Loire) retiennent depuis lundi 16h deux cadres du groupe allemand pour les contraindre à poursuivre les négociations sur le plan social lié à la fermeture du site, a appris l’AFP auprès de l'intersyndicale et de la direction.

Christian Paris et Annie Bobinet, respectivement directeur administratif et financier et DRH de l'entreprise d'ingénierie métallurgique Siemens VAI MT, sont retenus par des salariés affirmant être «mandatés par l'ensemble du personnel» face au «blocage des négociations».

Interdiction de sortir de la salle

Les salariés exigent notamment que les effectifs ne descendent pas sous la barre des 476, que le site de Saint-Chamond ne soit pas fermé et qu'il n'y ait pas de nouveau plan social pendant cinq ans.

«Nous avons interdiction de sortir de la salle pour répondre à des revendications précises du personnel», a déclaré à l'AFP Annie Bobinet, jointe par téléphone. «La position de la direction a été claire mais les partenaires sociaux ne partagent pas cette position», a ajouté la DRH, quelques minutes avant de reprendre les discussions sous la contrainte «pour voir si un avancement est possible».

«Plus rien n’est négociable»

Toutefois, vers 18h30, le dialogue a de nouveau été interrompu, selon un membre de l'intersyndicale Vincent Roue. La raison : «La direction (nous) a fait savoir que plus rien n'est négociable», a-t-il indiqué.

Du coup, «les salariés nous ont fait savoir que nous serions retenus tant qu'il n'y aurait pas d'évolution des négociations dans le sens qu'ils souhaitent, notamment sur le montant de la prime supra-légale pour les personnes licenciées», a indiqué Christian Paris, précisant avoir reçu mandat de son président Bernhard Fonseka pour négocier dans le cadre du CCE.