La Société générale va verser 250 millions d'euros de bonus au titre de 2009

BANQUE Les opérateurs de marché vont supporter la taxe exceptionnelle sur les bonus...

Avec agence

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Les hauts dirigeants de la Société Générale ont finalement renoncé complètement dimanche à recevoir leurs stock-options, accédant ainsi aux demandes pressantes du gouvernement qui menace de légiférer sur le sujet, alors que la polémique bat son plein depuis mercredi.
Les hauts dirigeants de la Société Générale ont finalement renoncé complètement dimanche à recevoir leurs stock-options, accédant ainsi aux demandes pressantes du gouvernement qui menace de légiférer sur le sujet, alors que la polémique bat son plein depuis mercredi. — Joël Saget AFP/Archives
La Société Générale versera 250 millions d'euros de bonus à ses opérateurs de marché en 2010 au titre de 2009, a indiqué jeudi le PDG Frédéric Oudéa, alors que la banque a enregistré un bénéfice annuel de 678 millions d'euros l'an dernier.

 

Société Générale a précisé, dans le communiqué de présentation des résultats, que «les surtaxes sur rémunérations variables sont déduites de ces enveloppes». La taxe exceptionnelle, imposée par le gouvernement, de 50% pour la partie des bonus supérieure à 27.500 euros ne sera donc pas supportée par la banque mais par ses opérateurs de marché.

 

«La Société Générale a payé la crise et ses erreurs du passé et nous en avons tiré les leçons»

 
Société Générale a précisé qu'en moyenne 55% des rémunérations variables seront différées sur les trois exercices suivants. Cette partie différée peut faire l'objet de reprises, voire d'«annulation complète», en fonction de critères de performance. Elle a vocation à n'être versée qu'en actions (ou instruments indexés sur le titre Société Générale). Cela signifie qu'outre les 250 millions versés en 2010, environ 300 millions d'euros pourront être versés en 2011, 2012 et 2013 au titre des exercices 2010, 2011 et 2012, sous réserve du respect des critères de performance.

 

Frédéric Oudéa a souligné que sa banque «a fait le choix de la place de Paris» pour ses équipes de marché, avec 60% de ses effectifs de banque de financement et d'investissement situés dans la capitale française, soit «6.000 emplois directs». «Quand on va verser un euro de part variable à nos opérateurs de marché en 2010, il y en a en parallèle environ 2,8 qui vont aller financer nos écoles, nos systèmes de santé à travers nos cotisations sociales», a-t-il fait valoir. Selon lui, «la Société Générale a payé la crise et ses erreurs du passé et nous en avons tiré les leçons».