Martin Hirsch a déjà vécu une garde à vue et estime qu'elle «doit être modifiée»

POLITIQUE Pour le Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, «il faut mettre la pédale douce»...

Avec agence

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Martin Hirsch, le 3 février 2010 à l'Elysée.
Martin Hirsch, le 3 février 2010 à l'Elysée. — SIPA

Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, qui a raconté dimanche sur France 5 avoir été lui-même placé en garde à vue de façon «inutile» il y a quelques années, a estimé que le régime de la garde à vue doit être «profondément modifié».

«J'ai déjà été en garde à vue une fois, je sais ce que c'est», a-t-il déclaré dans l'émission C politique. Il y a quatre-cinq ans, a-t-il narré, «j'avais dénoncé un certain nombre de dysfonctionnements dans un établissement que je dirigeais, qui s'appelle la pharmacie centrale des hôpitaux», affaire où «des gens ont été condamnés».

«Abus de garde à vue»

«A un moment, pour m'entendre, on m'a expliqué qu'il fallait me mettre en garde à vue. On s'est excusé douze fois et puis quand ils (les enquêteurs, ndlr) sont partis déjeuner, ils ont dit là (...) vous êtes un type super, mais on va vous faire les trois heures sans lacets, sans cravate», a poursuivi Martin Hirsch, évoquant un «abus de garde à vue». En référence à la polémique cette semaine sur le placement en garde à vue d'une collégienne en pyjama après une bagarre dans son établissement scolaire, il a ajouté : «Alors sur un gamin de 14 ans...»

Son propre cas était, selon le Haut Commissaire, une «garde à vue inutile» et il pense «qu'il y en a un certain nombre», pour «des raisons de procédure». «Je ne sais pas si c'est pour des raisons de chiffre ou pas», a-t-il ajouté. «Je pense que la garde à vue doit être profondément modifiée» et «qu'il faut mettre un peu la pédale douce là-dessus», a conclu Martin Hirsch.