Gardes à vue: Brice Hortefeux défend policiers et gendarmes

POLICE Le ministre de l'Intérieur se dit toutefois prêt à travailler à une réforme...

20minutes.fr

— 

Brice Hortefeux présente les résultats de la politique de sécurite en 2009, au ministère de l'Intérieur, à Paris, le 14 janvier 2010.
Brice Hortefeux présente les résultats de la politique de sécurite en 2009, au ministère de l'Intérieur, à Paris, le 14 janvier 2010. — WITT/SIPA

Il y a trop de gardes à vue en France? Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, veut bien réfléchir à la question. Il a ainsi fait savoir qu’il n'est «pas hostile» à une réforme des gardes à vue et «pas opposé» à en diminuer le nombre, en assurant n'en avoir «jamais fixé» de quota aux policiers ni aux gendarmes, dans un entretien au JDD daté de samedi.

«Je ne suis pas hostile par principe à une réforme (des gardes à vue), dès lors qu'elle concilie deux principes absolus: le respect des droits individuels (et) l'efficacité des services de sécurité qui doivent pouvoir assurer leurs missions», a affirmé le ministre.

Boucs-émissaires

Aussi se déclare-t-il ouvert à une réforme des gardes à vue, «mais pas au détriment des forces de sécurité ni des victimes». «Je n'accepterai pas que les policiers et les gendarmes soient, dans cette affaire, des bouc-émissaires», prévient-il.

La réforme de la garde à vue «ne doit pas avoir pour effet de donner plus de droits aux délinquants qu'aux victimes (et) ne doit pas non plus constituer une victoire des juges ou des avocats sur les policiers et gendarmes», ajoute-t-il.

Police des polices

Dans ce domaine, «nous sommes au temps de la réflexion, mais oui, il y aura des évolutions pour améliorer les conditions de garde à vue, diminuer leur nombre et garantir le travail d'enquête des policiers au service des victimes», affirme-t-il.

Interrogé sur la garde à vue subie par trois jeunes collégiennes de 14 ans, qui aurait à un moment été menottée selon sa mère, Brice Hortefeux a précisé qu'elle avait été interpellée «à 10h30 du matin, par du personnel exclusivement féminin et conduite au commissariat non menottée».

«Attendons les résultats de l'enquête de l'inspection générale des services avant de nous indigner», conclut-il sur cette affaire.