Vitry-sur-Seine: Les enseignants poursuivent leur droit de retrait mardi

FAIT DIVERS Luc Chatel leur demande de reprendre les cours...

Avec agence

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T.COEX / AFP

Pas d'effectif supplémentaire. La réunion qui s'est tenu mardi concernant Vitry ne donnera pas satisfaction aux enseignants car le recteur maintient sa proposition de 6 médiateurs et 3 surveillants. Les professeurs vont se réunir en AG à 14 heures pour décider de la suite à donner au mouvement.

Un peu plus tôt, les profs affirmaient ne vouloir rien lâcher. «Nous avons décidé, à l’issue d’une assemblée générale qui s’est tenue lundi à 14h, de reconduire notre droit de retrait demain (mardi) matin», a annoncé à 20minutes.fr Benoît Hurel, professeur de maths-sciences au lycée Adolphe Chérioux de Vitry sur Seine, et membre de la délégation reçue ce lundi matin au rectorat de Créteil.

«Nous nous rendrons vers 11h au ministère, dans la mesure où, après 5 rendez-vous au rectorat, nous ne comprenons pas pourquoi on nous propose des médiateurs de réussite scolaire et non les assistants d’éducation que nous demandons. Le rectorat nous ayant rétorqué l’argument monétaire et budgétaire, nous souhaitons être reçus au Ministère», a ajouté le professeur. Contactée par 20minutes.fr, Françoise Cadart, proviseure de l'établissement, n'a pas souhaité commenter cette décision.

«Il faut surmonter son émotion»

Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) exerçaient toujours leur droit de retrait lundi et mardi matin, malgré l'appel dimanche, Luc Chatel, qui leur demandait de reprendre les cours. Ils ont même estimé que les chiffres cités par le ministre concernant l'encadrement dans leur établissement relevaient de la «manipulation».

«Je crois qu'aujourd'hui, il faut surmonter son émotion et la place des professeurs est à mon sens davantage dans les classes auprès des élèves», avait déclaré le ministre à France 5. Le ministère de l'Education nationale a fait savoir qu'à compter de vendredi, ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève, et à ce titre non-payés.

Les enseignants demandent le doublement du nombre de surveillants (de 11 à 22), jugeant «insuffisantes» les propositions du rectorat de Créteil (trois surveillants supplémentaires, embauche de six médiateurs de la vie scolaire) où ils se sont à nouveau rendu lundi.

Mise en place d'équipes mobiles de sécurité

Luc Chatel a indiqué qu'avec l'apport de personnels supplémentaires, «on passe à 28». Il a ajouté avoir demandé au recteur de «mettre en place, tant que la situation n'est pas redevenue normale», les équipes mobiles de sécurité «c'est à dire 9 supplémentaires».

«Derrière cette étrange comptabilité se cache une logique politicienne», ont dénoncé les enseignants qui rappellent que leur revendication est de voir doubler le nombre des surveillants, aujourd'hui 11 pour 1.500 élèves.

«Je partage l'émotion des enseignants, je partage même leur ras le bol (...) les professeurs ont été entendus par l'Etat, nous avons fait des gestes en matière de moyens, j'ai demandé au recteur de réunir la région et le département qui semblent avoir entendu les professeurs puisqu'ils vont engager les travaux nécessaires clôturer, sécuriser l'établissement», a poursuivi Luc Chatel.

Trois mineurs mis en examen pour l'agression du lycéen


A l'issue d'une assemblée générale, les professeurs avaient cessé les cours mercredi dernier. Vendredi, ils ont décidé à «l'unanimité» de ne pas les rependre ce lundi pour dénoncer «l'insécurité endémique» qui règne dans leur établissement.

Un lycéen de 14 ans avait été agressé à coups de couteau mardi dernier dans le lycée Adolphe-Chérioux. Trois mineurs soupçonnés d'avoir participé à cette agression ont été mis en examen pour violences avec armes en réunion commises dans un établissement scolaire.