Procès du Concorde: L'instruction sous le feu des critiques

JUSTICE Dès l'ouverture, les avocats ont fait savoir leur désaccord avec la procédure d'enquête...

Vincent Vantighem

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Le procès de l'accident du Concorde qui avait fait 113 morts à Gonesse (Val-d'Oise) en 2000, débutera le 2 février 2010 devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour s'achever en mai de la même année à l'issue d'une audience fleuve attendue par les familles des victimes.
Le procès de l'accident du Concorde qui avait fait 113 morts à Gonesse (Val-d'Oise) en 2000, débutera le 2 février 2010 devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour s'achever en mai de la même année à l'issue d'une audience fleuve attendue par les familles des victimes. — Joachim Bertrand/Sécurité Civile AFP/Archives
Il a fallu attendre 17h30 pour que le procès du Concorde débute vraiment. Une fois les experts, témoins, prévenus et parties civiles appelés, le tribunal a laissé la parole aux avocats pour qu’ils livrent leurs impressions sur la procédure.

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Et la présidente n’a pas été déçue. «Elle est déjà viciée», a attaqué Daniel Soulez-Larivière qui ne comprend pas ce que son client – un responsable de l’aviation civile – vient faire dans cette galère. «Nous avons formulé des remarques. Et l’instruction n’en a jamais tenu compte. Je me demande pourquoi on s’est embêtés…»
 
Olivier Metzner n’a pas été plus tendre. Défendant Continental Airlines, la robe noire a déjà commencé à remettre en cause la thèse de lamelle qui serait, selon l’instruction, à l’origine du crash du supersonique. «On veut me faire croire que c’est cela qui a causé la perte du plus bel oiseau du monde?», a-t-il interrogé en brandissant un morceau de fer d’une quarantaine de centimètres. Le tribunal dispose maintenant de quatre mois pour lui répondre.