En attendant le début du procès, journalistes et traducteurs s'installent

JUSTICE Au premier jour du procès du crash du Concorde, le tribunal est prêt...

Vincent Vantighem

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Une simulation du crash du vol 4590 du Concorde, qui a eu lieu le 25 juillet 2000.
Une simulation du crash du vol 4590 du Concorde, qui a eu lieu le 25 juillet 2000. — CANAL +
De notre envoyé spécial à Pontoise

Au fond de la salle d’audience, une étagère Ikea abrite les épais dossiers verts de la procédure. Le tribunal de Pontoise est sur le pied de guerre depuis ce matin pour accueillir le procès du crash du Concorde.

A procès exceptionnel, conditions exceptionnelles: le ministère de la justice a dépensé 4 millions d’euros pour aménager la salle d’audience. Une extension en bois accueille 80 chaises destinées aux journalistes.

Journalistes et traducteurs


Américains, anglais et allemands, ils font la queue depuis ce matin pour récupérer leur précieux badge bleu, symbole d’accès à la salle d’audience. Les autres se consoleront dans une chambre qui jouxte le lieu des débats où sera retransmis le procès sur écran géant.

Sur les murs tapissés de rouge, huit écrans plats ont aussi été installés. «Canal 1: français, Canal 2: english, Canal 3: deutsch». Au fond, deux cabines exigües sont réservées aux traducteurs qui auront la charge de retanscrire les débats pendant quatre mois.

«L’opinion publique allemande veut comprendre»

Plus pour les journalistes que pour les familles des passagers morts dans le crash. Essentiellement allemandes, elles ont pour la plupart renoncé à se porter partie civile. «Pourtant, ce procès fait les gros titres chez nous depuis ce week-end, affirme un collègue allemand. Si les proches des victimes veulent tourner la page, l’opinion publique allemande veut comprendre. Nous aussi, nous avons un musée qui fait la part belle au Concorde.»

A partir de 13h30, le supersonique, mis en cause lors de l’instruction pour plusieurs défauts, n’aura pourtant pas la vie facile.