Grève des taxis: pas de perturbation à Roissy

TRANSPORTS Ils protestent contre l'aménagement d'une nouvelle base arrière...

Avec agence

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Cinq cents taxis supplémentaires seront autorisés à circuler et à stationner d'ici à la fin de l'année, portant à 16.400 le nombre des taxis dans la capitale, lit-on mercredi dans PPrama, la revue hebdomadaire de la préfecture de police.
Cinq cents taxis supplémentaires seront autorisés à circuler et à stationner d'ici à la fin de l'année, portant à 16.400 le nombre des taxis dans la capitale, lit-on mercredi dans PPrama, la revue hebdomadaire de la préfecture de police. — Joel Saget AFP/Archives
 
Le mouvement social des chauffeurs de taxi n'a entraîné mardi 2 février «aucune perturbation» aux abords des terminaux de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle, selon plusieurs sources concordantes.

«Depuis 6h nous bloquons avec une vingtaine de voitures la base arrière réservée aux taxis et nous envoyons directement les collègues charger les voyageurs au niveau des terminaux», a expliqué le président du Collectif des taxis parisiens, Kader Bensalem.

Ce collectif récemment créé veut ainsi protester contre l'aménagement d'une nouvelle base arrière pour les taxis, dont l'ouverture est prévue courant février.

«Nous voulons les mêmes droits que nos concurrents»


Selon Aéroport de Paris, gestionnaire de Roissy-CDG, la capacité d'accueil des taxis passera de 600 à 1.000 places grâce à ce futur équipement. Il doit permettre de rassembler les chauffeurs de taxi de l'aéroport en un seul et même lieu et ainsi de supprimer le parc de stationnement de taxis situés entre les terminaux 2E et 2F.

A l'heure actuelle, les chauffeurs de taxi doivent au préalable stationner dans une base arrière, situé près du terminal 3, avant d'être réorientés vers les terminaux en fonction des arrivées des vols.

«Cette base, nous n'en voulons pas. Nous voulons les mêmes droits que nos concurrents, les shuttles, moto-taxis et taxis clandestins qui chargent directement les clients aux abords des terminaux. C'est de la concurrence déloyale», souligne Kader Bensalem.