Charles Foulard: «Nous exigeons le redémarrage de la raffinerie»

INTERVIEW Trois questions à Charles Foulard, coordonnateur CGT pour le groupe Total...

Propos recueillis par Delphine Bancaud

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Le siège de Total à La Défense à Paris.
Le siège de Total à La Défense à Paris. — SIPA
La direction de Total a annoncé le report de sa décision sur le sort de la raffinerie de Flandre à la fin du 1er semestre 2010. Comment réagissez-vous à cette annonce?
C’est un premier recul de la direction, sans doute sous la pression des pouvoirs politiques. Mais nous ne nous en contenterons pas. Nous exigeons le redémarrage de la raffinerie et des garanties sur les emplois.
 
En avez-vous obtenu ce lundi matin?
En cas de fermeture de la raffinerie, la direction s’est engagée ce matin à conserver les deux tiers des salariés sur le site, qui seraient affectés à un centre d'assistance technique aux opérations de raffinage et une école de formation. Reste à savoir où iront les autres. Par ailleurs que vont devenir les 450 sous-traitants de Total? Nous ne pouvons rester insensibles à leur sort.
 
Quelles sont les prochaines étapes de votre combat?
Après avoir manifesté sous les fenêtres du siège du groupe à la Défense ce matin, nous avons prévu une réunion intersyndicale le 5 février pour décider de  la marche à suivre. Nous demandons aussi l’organisation d’une table ronde avec des représentants politiques et de la direction de Total pour réfléchir ensemble à l’avenir du site.