Personnes âgées: Pour Frédéric Lefebvre, Michèle Alliot-Marie n'a «sans doute pas suivi dans le détail» le plan de Brice Hortefeux

SECURITE Le porte-parole de l'UMP affirme qu'il s'agit d'un amendement du gouvernement...

J. M. avec agence

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Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, le 14 décembre 2009.
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, le 14 décembre 2009. — DAMOURETTE/SIPA

Ambiance à droite. Frédéric Lefebvre a volé au secours de Brice Hortefeux, ce lundi, en déclarant que Michèle Alliot-Marie n'avait «sans doute pas suivi dans le détail» les mesures proposées par le ministre de l'Intérieur concernant les agressions de personnes vulnérables, précisant qu'elles ont été «acceptées» par Matignon.

«Brice Hortefeux ne s'est pas contenté de réagir»

La Garde des Sceaux avait en effet rappelé la veille que «les propositions en matière pénale sont faites soit par le ministre de la Justice, soit par les parlementaires». «Il y a eu une interministérielle en présence des membres du cabinet de Michèle Alliot-Marie, donc c'est vraiment un amendement du gouvernement», a rétorqué le porte-parole de l'UMP, jugeant par ailleurs que les syndicats de magistrats qui sont montés au créneau «ont perdu une occasion de se taire».

Et à ceux qui déplorent que le ministre de l'Intérieur surfe une nouvelle fois sur un fait divers pour proposer une loi sécuritaire, Frédéric Lefebvre répond: «Brice Hortefeux ne s'est pas contenté de réagir. Il a même anticipé: l'événement dramatique de l'Oise (le meurtre de deux retraités, ndlr), c'était le vendredi et dès le mercredi, il avait fait voter un dispositif», a-t-il assuré sur Europe1.

Intégré au projet de loi Loppsi

Un amendement du gouvernement a été adopté mercredi par la commission des lois de l'Assemblée nationale, avait indiqué dimanche l'entourage du ministre de l'Intérieur, précisant qu'il devait être intégré à l'examen du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi).

Il prévoit notamment de porter les peines de cinq à sept ans de prison pour les vols commis au préjudice de personnes vulnérables, dont les personnes âgées, et de porter de sept à dix ans la peine encourue pour les vols avec violence sur ces mêmes victimes.