Frêche dénonce un«machine de guerre» lancée contre lui

POLEMIQUE La guerre est ouvert entre le président de la région Languedoc-Roussillon et Martine Aubry...

Avec agence

— 

Georges Frêche, dans son bureau au conseil régional de Montpellier, le 29 janvier 2010.
Georges Frêche, dans son bureau au conseil régional de Montpellier, le 29 janvier 2010. — REUTERS

Le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a dénoncé dimanche la «machine de guerre» déployée, selon lui, par la première secrétaire du PS Martine Aubry contre les élus et militants PS de cette région. «Cette polémique (liée à ses propos sur Laurent Fabius, ndlr) est en fait une véritable machine de guerre lancée contre les élus, dirigeants et militants socialistes du Languedoc-Roussillon coupables de n'avoir pas fait allégeance à Martine Aubry au moment où celle-ci se lance dans la course à l'investiture socialiste pour les prochaines présidentielles», a-t-il estimé dans un communiqué.

Critiquant «une opération de nettoyage» réalisée «au nom de la "morale"», Georges Frêche a appelé Martine Aubry «à plus d'humilité dans ce domaine, au vu des conditions plus que troubles dans lesquelles elle a pris le PS, comme l'atteste un récent livre».

«Manoeuvres d'intimidation, chantage, mensonge»

«Elle poursuit aujourd'hui dans la même veine en tentant de bafouer le vote des militants de notre région qui, à deux reprises en octobre et décembre derniers, ont clairement et massivement soutenu ma candidature», a-t-il ajouté, jugeant que «les manoeuvres d'intimidation, le chantage, le mensonge n'y changeront rien».

«La sainte croisade menée par Martine Aubry depuis jeudi dernier à mon endroit est chaque jour battue en brèche par les nombreuses déclarations et soutiens que je reçois, la dernière en date venant du président national du Crif lui-même», a ajouté Georges Frêche.

Dimanche, dans une interview au Parisien, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Richard Prasquier, déclare que «Frêche n'est pas un antisémite», ajoutant toutefois qu'il craint que ses propos sur Laurent Fabius «ne réveillent des stéréotypes antisémites».