Le PS et Frêche, c'est bel et bien «fini»

POLITIQUE Martine Aubry ne veut plus en entendre parler...

Avec agence

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La première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry, le 30 janvier à Lille.
La première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry, le 30 janvier à Lille. — P. HUGUEN / AFP

Martine Aubry a déclaré dimanche à Paris qu'entre le PS et Georges Frêche, c'est «fini», jugeant que le seul risque est de «perdre son âme» et appelant la gauche à se rassembler autour de ses valeurs. La Première secrétaire du PS était interrogée sur le cas du président sortant et candidat de Languedoc-Roussillon Georges Frêche (ex-PS), à son arrivée à la Mutualité où se tient un rassemblement des secrétaires de section de son parti (quelque 3.500 en tout dont plusieurs centaines présents).

Multiples dérapages

Pour la maire de Lille, Georges Frêche a commis des «dérapages: sur les harkis, les noirs et là sur les juifs. A chaque fois, le PS a réagi. Aujourd'hui, c'est fini», a-t-elle répété à plusieurs reprises. «Ce sont des propos indignes d'un élu de la République. Soyons capables de nous rassembler sur des valeurs de fraternité, de générosité et d'ouverture aux autres», a-t-elle dit alors que Georges Frêche a accusé Laurent Fabius, ancien Premier ministre PS né dans une famille juive, d'avoir «une tronche pas catholique», et lui a écrit pour s’expliquer, mais pas pour s’excuser.

«Il ne faut jamais prendre de risque avec ses valeurs»

Le bureau national du PS «prendra une décision mardi sur ma proposition» (ndlr: présenter en Languedoc-Roussillon face au président sortant une liste conduite par la maire PS de Montpellier Hélène Mandroux), a poursuivi Martine Aubry. «Cette décision est ferme et définitive».

«Il ne faut jamais prendre de risque avec ses valeurs. Le seul risque qu'on prend dans sa vie, c'est quand on perd son âme, et je n'ai pas envie de la perdre et je n'ai pas envie que la gauche la perde», a-t-elle observé.

Interrogée sur la position des Verts, qui ne veulent pas rallier le PS au premier tour, elle a répondu: «il faut laisser du temps au temps, je ne suis pas là pour faire du chantage, je suis là pour rassembler». «J'appelle l'ensemble des partis de gauche au rassemblement».