En Syrie, la minorité kurde souffre

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Ils sont moins nombreux qu'en Iran. Moins connus qu'en Turquie. Mais les Kurdes de Syrie, dont se réclament les 124 boat people de Corse, n'en sont pas plus privilégiés. Depuis l'an 2000 et l'arrivée au pouvoir à Damas de Bachar al-Assad, « on assiste à une contestation kurde sans précédent en Syrie », analyse Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, dans son dernier ouvrage*.

Pour la plupart réfugiés au nord-est du pays, les deux millions de Kurdes de Syrie n'ont pas la vie facile. Le régime d'al-Assad leur refuse toujours de parler leur langue, de diffuser leur culture et rechigne à leur attribuer la nationalité. Une législation qui s'est durcie un peu plus en octobre 2008 avec la publication d'un décret interdisant à la majorité d'entre eux « d'acheter et de vendre des maisons sans la permission des services de sécurité de l'Etat ». W

V. V.

* Conflit kurde, le brasier oublié du Moyen-Orient, éd. Autrement.