des mesures à l'étude pour verrouiller les plages

— 

« On ne peut pas laisser la Méditerranée aux mains des filières de la traite des êtres humains. » Eric Besson n'a pas tergiversé longtemps. Quelques heures après la découverte des clandestins sur l'île de Beauté, le ministre de l'Immigration a annoncé son intention de réclamer un sommet de crise européen sur le sujet.

Jusqu'ici épargnée par l'arrivée de clandestins par la mer, le ministre craint de voir la Corse se transformer en un nouveau Lampedusa. Cette petite île italienne, située au sud de Malte, est devenue, depuis le début des années 1990, le point d'entrée en Europe de nombreux migrants d'origine africaine. En Espagne, le détroit de Gibraltar est souvent le théâtre du même trafic.

Beaucoup plus au nord, les côtes françaises sont moins privilégiées par les réseaux de passeurs. En 2001, le débarquement de 900 Kurdes sur une plage du Var avait déjà été vécu comme un cas exceptionnel. Et pour ne pas que l'exception devienne la règle, Eric Besson a rapidement proposé quelques mesures. Outre le sommet de crise, il voudrait ainsi « généraliser » les patrouilles maritimes conjointes entre les Etats européens riverains et surtout mettre en place un corps de gardes-frontières. W

Vincent Vantighem