Europe écologie se pose comme rival du PS

Charlotte Mannevy (avec AFP)

— 

Minimum 15 % au niveau national, c'est le pronostic de Cohn-Bendit au premier tour.
Minimum 15 % au niveau national, c'est le pronostic de Cohn-Bendit au premier tour. —

Les Verts ne veulent pas faire de la figuration. Europe Ecologie a lancé ce week-end sa campagne des régionales avec l'objectif affiché par Daniel Cohn-Bendit de conforter sa place de troisième force politique en France, en mettant fin à l'hégémonie du PS à gauche. Au cours d'un meeting de trois heures à Montreuil (Seine-Saint-Denis), samedi, ponctué de tables rondes, les écologistes ont martelé leur souhait de transformer l'essai des européennes (16,28 %) pour s'inscrire durablement dans le paysage politique.

Pronostiquant un « minimum syndical » de 15 % au niveau national et de 19 % en Ile-de-France à l'issue du premier tour le 14 mars, Daniel Cohn-Bendit, longuement applaudi, compte faire d' Europe Ecologie, « de manière définitive, la troisième force politique au niveau national ». Et annonce ses ambitions pour 2012 : « entre 50 et 100 députés » écologistes à l'Assemblée nationale, contre trois actuellement. « Nous ne voulons plus jouer les seconds rôles, les forces d'appoint, les camarades compréhensifs qu'on câline dans l'entre-deux-tours pour les négliger, voire les humilier, pendant tout le reste du mandat », s'est emportée Dominique Voynet, maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L'un des enjeux sera de convaincre les électeurs que les écologistes sont capables de gérer les régions alors que 57 % des Français pensent le contraire, selon un sondage OpinonWay. Mais « la majorité des électeurs de gauche disent qu'on est apte à diriger une région », se félicite « Dany », et « les 14 et 21 mars, on verra bien qui rira le plus fort ». W