Clotilde Reiss va être fixée sur son sort

IRAN Après la dernière audience, prévue samedi...

J. M. avec agence

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L'universitaire française Clotilde Reiss (au premier plan) lors de son procès à Téhéran, samedi 8 août 2009.
L'universitaire française Clotilde Reiss (au premier plan) lors de son procès à Téhéran, samedi 8 août 2009. — AFP PHOTO/FARS NEWS/ALI RAFIEI

L'épilogue du procès de Clotilde Reiss est proche. Le procureur général de Téhéran a annoncé ce mardi que la justice iranienne rendra sa «décision finale» après l'audience de samedi. La Française a été arrêtée en juillet après avoir participé à des manifestations contre le président Mahmoud Ahmadinejad. Elle est accusée par les autorités iraniennes d'avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait remises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France.
 
La jeune lectrice de l'université d'Ispahan a été libérée sous caution le 16 août à condition de rester à l'ambassade de France à Téhéran dans l'attente de son procès et du jugement. Lundi, son avocat, Mohammad-Ali Mahdavi Sabet, avait déclaré qu'il espérait que l'audience du 16 janvier serait la dernière.
 
Quitter l'Iran

«Je vais plaider son innocence face aux accusations d'actions contre la sécurité nationale de l'Iran», a annoncé le défenseur de la jeune femme. Celle-ci aurait «bon moral» et qu'elle espérait que son problème allait «être résolu» et qu'elle allait «pouvoir quitter l'Iran».
 
Lors de sa première apparition, en août, devant le tribunal révolutionnaire, Clotilde Reiss avait «reconnu» avoir participé «pour des motifs personnels» aux manifestations et avoir rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l'ambassade de France.
 
Pas d'échange

Elle avait demandé «pardon» en espérant être «graciée». D'autres responsables s'étaient également «repentis» lors de cette session, mais les milieux d'opposition avaient dénoncé des aveux arrachés sous la pression. Clotilde Reiss a ensuite comparu à deux reprises, les 17 novembre et 23 décembre, à huis clos.
 
Les autorités françaises ont toujours affirmé que la jeune femme était innocente et qu'aucune charge ne pouvait être retenue contre elle. La France a par ailleurs écarté la proposition faite par Téhéran d'échanger Clotilde Reiss contre des Iraniens détenus en France, notamment Ali Vakili Rad, condamné en 1994 pour l'assassinat de l'ancien Premier ministre iranien. Une proposition que Téhéran n'a jamais reconnu publiquement.