La nièce d'un ministre britannique jugée pour un meurtre commis en France

JUSTICE Elle est accusée d'avoir poignardé une jeune homme rencontré dans un bar, mais a tout oublié ou presque...

J. M. avec agence

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Le procès d'une Jessica Davies s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises des Yvelines. La nièce du millionnaire, député et secrétaire d'Etat britannique à la Défense Quentin Davies, est accusée du meurtre sanglant et inexpliqué d'un jeune Français en novembre 2007, à Saint-Germain-en-Laye.
 
«Je voulais le couper un peu et ça s'est enfoncé tout seul»
 
Le jour des faits, la jeune femme, âgée de 30 ans, appelle elle-même la police au petit matin. Elle annonce à la police qu'elle a poignardé un homme à son domicile yvelinois, sans fournir d'explication. Sur place, les policiers découvrent le corps d'un jeune homme de 24 ans.
 
La dépouille présente au moins deux plaies, dont l'une, fatale, ayant touché la colonne vertébrale. Jessica Davies évoque alors «un trou noir», et ne peut donner aucune indication. «C'est moi qui ai fait ça, je suis un monstre. Je voulais le couper un peu et ça s'est enfoncé tout seul», a-t-elle cependant déclaré aux policiers.
 
L'hypothèse d'un jeu sexuel qui dérape
 
L'accusée aurait en fait rencontré la victime dans un bar de Saint-Germain-en-Laye après avoir beaucoup bu. Jessica Davies est présentée comme une personnalité «borderline». Les experts psychiatres ont d'ailleurs conclu à l'altération de sa responsabilité.
 
Au moment des faits, la jeune femme a assuré être en dépression, ajoutant: «Je savais que j'allais faire une connerie». Trois mois avant le drame, elle avait utilisé le couteau ayant servi au meurtre pour se taillader les veines. A l'époque, les médias britanniques avaient fait le rapprochement avec le meurtre quelques jours plus tôt, en Italie, d'une étudiante britannique de 21 ans, Meredith Kercher. L'hypothèse d'un jeu sexuel qui aurait mal tourné avait alors été avancée.