Le LKP appelle à la grève générale le 20 janvier prochain

GREVE C'est Elie Domota, le leader du collectif, qui l'a annoncé...

B.D. avec agence

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L'accord signé compte 165 articles aussi bien sur le prix de la baguette, l'embauche d'enseignants ou l'octroi de billets d'avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues sur les 146 revendications initiales du LKP en faveur du pouvoir d'achat.
L'accord signé compte 165 articles aussi bien sur le prix de la baguette, l'embauche d'enseignants ou l'octroi de billets d'avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues sur les 146 revendications initiales du LKP en faveur du pouvoir d'achat. — Julien Tack AFP

Ils veulent remettre ça. Le LKP, collectif à l'origine de la grève générale qui a paralysé la Guadeloupe durant 44 jours l'an dernier, appelle à la grève générale le 20 janvier. C’est son leader, Elie Domota, qui l’a annoncé dans un entretien au Parisien daté de ce vendredi.

«Nous appelons la population à la grève générale, à partir du 20 janvier, pour une durée indéterminée», a-t-il déclaré. Elie Domota, qui est également secrétaire général de l'UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe) a appelé à manifester samedi à Pointe-à-Pitre.

Hausse des carburants


Interrogé sur un redémarrage du conflit en Guadeloupe, il a répondu par l'affirmative, estimant que «les salariés n'accepteront pas la hausse du carburant et la perte de 200 € d'augmentation de salaire promis lors de l'accord de mars» 2009.

Une réunion, le 30 décembre dernier, de l'Observatoire départemental des prix à l'issue de laquelle le préfet avait augmenté le prix des carburants de 4 centimes s'était accompagnée de l'annonce par le LKP du dépôt d'un préavis de grève générale illimitée sans en préciser la date.

La «profitation» toujours visée


Dans un tract appelant à manifester samedi et qui est distribué dans les entreprises par des militants syndicaux, le LKP affirme, en créole, que «la profitation cherche à reprendre la main dans le pays». «Nous allons reprendre de l'élan pour barrer la route aux profitants et à l'Etat français, son complice», ajoute le texte.

Parallèlement, et depuis le début de la semaine, des piquets de gendarmes mobiles sont positionnés chaque matin sur les ponts et aux principaux carrefours routiers stratégiques de l'île guadeloupéenne. Arrivés en renfort de métropole, ils effectuent également des rondes dans ou aux abords des parkings des centres commerciaux.

Le collectif avait appelé, fin novembre, à une «grève générale d'avertissement» de deux jours, passée inaperçue, à l'issue de laquelle entre 10.000 personnes selon la préfecture et 25.000 selon le LKP avaient manifesté à Pointe-à-Pitre.