Demande de remise en liberté pour Toni Musulin

JUSTICE La demande va être déposée ce mardi matin par les avocats du convoyeur de fonds soupçonné d'avoir dérobé 11,6 millions d'euros, en novembre à Lyon...

B.D.
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Toni Musulin, le convoyeur qui a reconnu avoir détourné 11,6 millions d'euros, le 5 novembre 2009.
Toni Musulin, le convoyeur qui a reconnu avoir détourné 11,6 millions d'euros, le 5 novembre 2009. — AFP PHOTO POLICE JUDICIAIRE

Le suspect du «braquage du siècle» va-t-il être libéré? Les deux avocats de Toni Musulin vont déposer ce mardi une demande de mise en liberté auprès du juge Dominique Brault, chargé de l'instruction sur le vol de 11,6 millions d'euros, le 5 novembre dernier à Lyon. Toni Musulin, 39 ans, est détenu depuis un mois et demi dans le quartier d'isolement de la prison de Lyon-Corbas.

«Il devrait être dehors, d'un point de vue strictement juridique, il réunit tous les critères pour bénéficier d'une remise en liberté, il n'a pas de casier judiciaire, il a un logement, la prison doit être une mesure exceptionnelle», a indiqué Me Hervé Bambanaste au Progrès.

Décision du juge d’ici la semaine prochaine


L'avocat et son confrère, Christophe Cottet-Bretonnier, font valoir que leur client est mis en examen pour «vol simple» et «tentative d'escroquerie», délits pour lesquels il encourt entre trois et cinq ans d'emprisonnement, non cumulables.: «Il n'y a aucune raison pour que Toni Musulin soit maintenu en détention. Avec le vol simple et la tentative d'escroquerie, il peut être placé sous mandat de dépôt mais pour une durée de quatre mois au maximum», a déclaré à 20 Minutes Me Hervé Banbanaste. De plus, Toni Musulin n’a utilisé ni arme, ni violence pour commettre ce braquage.

Le juge devrait se prononcer la semaine prochaine. Si la demande est rejetée, la défense dispose de dix jours pour faire appel. Une nouvelle demande de mise en liberté pourrait être examinée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon d'ici environ un mois.

Cependant, si neuf millions d’euros ont été retrouvés par la police judiciaire de Lyon, deux jours après le braquage, les 2,5 millions restant sont toujours introuvables.