Déraillement du RER: L'automobiliste écroué et mis en examen

ENQUETE Il était sous l'emprise de l'alcool et de drogues avant de prendre la fuite...

M. D. avec agence

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Le RER C immobilisé à Choisy-le-Roy après la chute sur la voie d'un bloc de béton, lundi 21 décembre 2009.
Le RER C immobilisé à Choisy-le-Roy après la chute sur la voie d'un bloc de béton, lundi 21 décembre 2009. — AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

L'automobiliste à l'origine du déraillement d'un train sur la ligne C du RER, dans le Val-de-Marne, a été mis en examen et écroué. Présenté dans la soirée de mercredi à un juge des libertés et de la détention (JLD), l'homme a été placé en détention provisoire vers 21h.


Âgé de 29 ans, le conducteur a été mis en examen pour «blessures involontaires» aggravées par un «état alcoolique» et un «délit de fuite», «défaut d'assurance et falsification», «conduite sous l'emprise de stupéfiants» et «dégradations des voies et installations ferroviaires». Il devait être présenté dans la soirée à un juge des libertés et de la détention (JLD), qui devait décider de son éventuelle incarcération.
 
Cinq ans de prison encourus

Selon le parquet de Créteil, il risque cinq ans d'emprisonnement, une peine qui pourrait s'alourdir si les blessures des victimes de l'accident s'avéraient plus importantes. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'automobiliste aurait heurté dimanche vers 21h un bloc de béton sur un pont situé au-dessus des voies empruntées par le RER C. Cet accident a provoqué le déraillement d'un Transilien et fait 36 blessés, dont un adolescent de 14 ans gravement blessé à l'oreille.

 
Plus tôt dans la journée, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avait réclamé une sanction «extrêmement sévère» à l'encontre de cet automobiliste.

«Je demande que la justice soit extrêmement sévère»

«Je souhaite et demande que la justice soit extrêmement sévère car les conséquences ont été graves», a-t-il déclaré, au cours d'une visite du chantier du RER C. «Ce type de comportement mérite une sanction extrêmement lourde», a-t-il ajouté, dénonçant le cumul de «la conduite en état d'ivresse, sous l'emprise de stupéfiants, le délit de fuite, la mise en danger d'autrui».

Le secrétaire d'Etat a visité mercredi le chantier du RER C à Choisy-le-Roi, en soutien aux personnels de la SNCF mobilisés pour remettre la ligne en service. Il était accompagné du président de la SNCF Guillaume Pepy.