Jeudi, 8e jour de grève sur le RER A

TRAFIC L'ensemble du réseau RER, ainsi que les bus, métro et tramway seront concernés...

M. D. et M. N. avec agence

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Illustration de la cohue sur les quais du RER à la gare du nord.
Illustration de la cohue sur les quais du RER à la gare du nord. — HADJ/SIPA

Le trafic de la ligne A du RER va être encore très perturbé jeudi sur la partie RATP de la ligne. Mercredi, alors que les négociations étaient au point mort, les conducteurs ont voté «à l'unanimité» la poursuite du mouvement, qui dure depuis une semaine et perturbe fortement le trafic de la ligne.

Le mouvement devrait s'élargir jeudi à l'ensemble du réseau RER, ainsi qu'aux bus, métro et tramway. La CGT, FO, les Indépendants et l'Unsa ont en effet déposé des préavis pour protester contre le licenciement d'un conducteur.

La RATP prévoit un trafic quasi-normal sur les lignes de métro, normal pour les bus et tramways, et deux trains sur trois pour le RER B.

En ce qui concerne le RER A, elle doit faire connaître ses prévisions ultérieurement. Mercredi soir, un train sur deux devait circuler de 16h30 à 19h30 sur cette ligne et le trafic devait être quasi-nul aux heures creuses.

La RATP a prévu d'afficher en gare et sur Internet les horaires prévus des trains et met un numéro vert à la disposition des voyageurs: 0 800 15 11 11.

«Les choses n'ont pas bougé»


Les syndicats ont une nouvelle fois accusé mercredi la direction de chercher «le pourrissement».

«Les organisations syndicales n'ont pas de contact avec la direction», a déclaré Joël Joseph (CGT), ajoutant: «On reste toujours ouvert à la négociation, on est dans l'attente d'une nouvelle rencontre».

Côté direction, «on est toujours en attente d'une position des organisations syndicales» sur les propositions faites durant la nuit de mardi à mercredi, selon un porte-parole. «Les choses n'ont pas bougé».

Seul point positif, selon les syndicats: la direction a enfin «acté l'ouverture de négociations». Mais sur le fond, ses propositions «sont en-deça de ce qu'elle avait proposé» précédemment, a dit la CGT.

Les syndicats revendiquent une prime de 120 euros (Unsa) à 150 euros dont 30 euros variables (CGT, FO, CFDT, Sud, Indépendants). La direction, qui mettait initialement environ 100 euros sur la table, a proposé dans la nuit «une prime variable» pouvant atteindre 80 euros mensuels, soulignent les syndicats.