Solutions d'urgence pour les SDF

Vincent Vantighem

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Le Samu social effectue des maraudes de jour, comme ici à Paris, en décembre 2008.
Le Samu social effectue des maraudes de jour, comme ici à Paris, en décembre 2008. — CHAMUSSY / SIPA

La vague de froid doit durer au moins jusqu'à Noël. Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, a exigé, hier, des préfets la mise à l'abri de tous les sans domicile fixe qui la réclament. « On ne demande pas de construire des centres dans la nuit, nous a confié son entourage. Mais bien de trouver des solutions d'urgence. » C'est bien de ça qu'il s'agit. Depuis ce week-end, le thermomètre est descendu entre - 5° C et - 10° C la nuit. Une douzaine de départements ont activé leur plan grand froid. Et un sans-abri est « probablement » mort de la baisse des températures à Bordeaux (lire ci-dessous).

Pire : selon nos informations, trente-huit sans-abri se sont vu refuser un hébergement d'urgence, faute de place à Paris, dans la nuit de lundi à mardi. Or, tous les lits disponibles n'avaient pas été réquisitionnés. « Il n'est pas acceptable que quelqu'un appelle le 115 et qu'il n'y ait plus de place, nous a expliqué hier Benoist Apparu. J'ai demandé aux préfets de mobiliser toutes les places. Si cela ne suffit pas, on complétera avec des nuits d'hôtel. »

Après cette mise au point, le secrétaire d'Etat a d'ailleurs reçu les associations. A l'ordre du jour de la réunion : la gestion des places disponibles par le Samu social (115). « Actuellement, le Samu ne gère que 40 % des places à Paris, poursuit le secrétaire d'Etat. Les autres places sont mises à disposition des maraudes, des accueils de jour... » Ce temps-là est bientôt révolu. Benoist Apparu compte sur le Samu social. Dès le début du mois de janvier, « sa capacité de gestion sera poussée à 100 % des places disponibles afin de ne laisser personne à la rue. » D'ici là, il faudra faire avec les moyens du bord. W