La souffrance au rapport

TRAVAIL La mission créée par Jean-François Copé rend ses conclusions...

Charlotte Mannevy

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Contre le mal-être au boulot, les députés UMP et Nouveau Centre proposent le «travailler mieux». Le groupe de travail mis en place début novembre par le patron des élus de la majorité à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, doit présenter aujourd'hui trente propositions pour lutter contre la souffrance au travail.

«Un bien être minimal en entreprise est nécessaire»

Après un mois de consultations, les parlementaires veulent notamment un renforcement de la médecine du travail et des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), mais mettent aussi l'accent sur la formation. «On s'est rendu compte que l'organisation du travail repose encore sur la culture du management des années 1980-1990. On parle volume, performance. Or, cette échelle des valeurs ne peut pas, par exemple, s'appliquer au secteur du service axé sur la réponse personnalisée au client», explique la députée du Val-de-Marne Marie-Anne Montchamp, qui veut bannir l'expression «ressources humaines» des écoles de management. «Les salariés ne sont pas des fournitures. Les dirigeants doivent comprendre qu'un bien-être minimal en entreprise est nécessaire », souligne-t-elle.

Qu'adviendra-t-il de ces propositions? En novembre, Jean-François Copé nous affirmait qu'«une loi n'était pas la priorité», préférant la création d'une charte des bonnes pratiques sur laquelle les salariés pourront s'appuyer. Il évoquait également la mise en place d'un système de bonus-malus sur les charges sociales, et même une hausse des rémunérations. Deux propositions qui ne devraient pas figurer dans le texte présenté aujourd'hui.