Une dizaine d'Afghans expulsés malgré les protestations

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Des Afghans déboutés du droit d'asile avaient déjà été expulsés le 21 octobre.
Des Afghans déboutés du droit d'asile avaient déjà été expulsés le 21 octobre. — R. GACAD / SIPA

La mobilisation du PS comme celle des associations n'aura rien changé. Un charter à destination de Kaboul devait décoller hier soir de Roissy avec une dizaine de migrants afghans à bord. En fin d'après-midi, huit hommes retenus au centre de Coquelles (Pas-de-Calais) étaient, menottes aux poignets, en cours de transfert vers Paris.

Si Eric Besson, le ministre de l'Immigration, n'avait pas tenu à confirmer ou infirmer cette nouvelle, ses collègues s'en sont chargés pour lui. « Je remarque que le Royaume-Uni reconduit chaque année plus d'un millier d'Afghans dans leur pays avec, d'ailleurs, un accord de la Commission européenne des droits de l'homme, a expliqué, hier matin, Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. Je ne vois pas pourquoi la France ne le ferait pas. » Evoquant « la détermination [de la majorité] dans la lutte contre l'immigration clandestine », Jean-François Copé, patron des députés UMP, a apporté son « soutien » au gouvernement à l'issue de la réunion hebdomadaire du parti. A droite, il n'y avait guère que Françoise Hostalier, députée UMP du Nord, qui allait à contre-courant. Lundi, elle avait réclamé un « moratoire » sur le renvoi d'Afghans « tant que la sécurité n'y sera[it] pas assurée ». Mais, hier soir, elle ne semblait pas avoir été entendue. W