Moscovici: «Quand on a un candidat comme Strauss-Kahn dans la manche…»

PRESIDENTIELLE L'ancien lieutenant du directeur du FMI pense déjà aux primaires et à 2012...

N. B. avec agence

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  — C. MUSCHI / REUTERS

Difficile de dire si sa stratégie est la bonne ou si sa mise au point avec Nicolas Sarkozy a fait de lui un présidentiable en puissance. Mais, actuellement, du côté de Solférino, Dominique Strauss-Kahn - bien aidé par les sondages - a vraiment le vent en poupe.

Dimanche, c’est le député socialiste Pierre Moscovici, ex-lieutenant du patron du FMI, qui est venu ajouter sa pierre à l'édifice estimant que si DSK «est une chance pour la France» en 2012, «il faut la saisir» et surtout ne pas fixer la date des primaires pour l'exclure de la consultation.

«Moi, je ne suis pas pour des primaires au premier semestre 2011. C'est trop tôt. Une primaire, ça ne marche - regardons ce qui se passe aux Etats-Unis - que si c'est suffisamment proche de l'élection. Il faut que la primaire crée un effet de souffle et de légitimité durable», a-t-il déclaré sur Radio J.

Stop au lynchage de Royal

«Il ne s'agit pas de fixer le calendrier pour Dominique Strauss-Kahn mais je n'accepterai pas qu'on fixe un calendrier contre Dominique Strauss-Kahn. J'ai l'impression que quand on veut faire une primaire très tôt, on se dit ‘il ne pourra concourir’», a ajouté l'élu du Doubs tout en soulignant qu'il n'était plus le lieutenant de DSK.

Le mandat de Dominique Strauss-Kahn, actuellement favori des sondages à gauche pour 2012, à la tête du FMI s'achève normalement en 2012.

«Je crois qu'il doit pouvoir concourir. Est-ce qu'il va concourir? Je n'en sais rien. Est-ce que ce sera la solution idoine? Je ne le sais pas encore. Si c'est une chance pour la France, il faut la saisir... Il ne faut pas exclure Dominique Strauss-Kahn. Quand on a un candidat comme lui dans la manche, on ne bâtit pas un système pour l'exclure», selon Pierre Moscovici.

S'agissant de l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, Pierre Moscovici a réaffirmé son désaccord politique avec elle. «Mais ce que je souhaite, c'est qu'on la traite de manière loyale, qu'elle puisse participer à nos primaires, qu'on arrête de la dauber», a-t-il dit.