Chatel: L'histoire et la géographie «renforcées» par la réforme du lycée

EDUCATION Le ministre veut mettre un terme à l'hypocrisie qui règne autour de la filière scientifique...

Avec agence

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 Luc Chatel, ministre de l'Education
 Luc Chatel, ministre de l'Education — DR

Dans une interview parue dans le JDD dimanche, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a déclaré que l'histoire et la géographie sortaient «renforcées» de la réforme du lycée général, malgré la suppression de leur enseignement obligatoire en terminale scientifique.

«Elles se retrouvent au coeur du tronc commun de première. Désormais, les élèves de première auront tous quatre heures hebdomadaires et le même programme pour une culture commune partagée», affirme Luc Chatel.

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Pour le ministre, «il faut sortir de l'hypocrisie» car, selon lui, «la filière S n'est plus une filière scientifique» mais «en gros, elle concentre les meilleurs élèves».

«Les filières ES et L ne peuvent pas demeurer des sous-filières de la S», poursuit-il, en soulignant encore: «je n'ai pas non plus entendu beaucoup d'historiens et d'intellectuels s'indigner de l'absence de l'histoire-géographie en terminale dans les lycées technologiques».

Pas touche à la philo

Samedi, un sondage Ifop paru dans L'Humanité a révélé que près de sept Français sur dix (69%) désapprouvaient le projet gouvernemental de supprimer l'enseignement obligatoire de l'histoire-géographie en terminale S. De nombreux intellectuels et enseignants ont aussi critiqué cette suppression, ainsi que la gauche et certains élus de droite.

Le ministre a en revanche ajouté qu'il n'était «pas question» de supprimer la philosophie du programme de terminale S.

Luc Chatel a également défendu la réforme de la formation des enseignants, alors que 16 organisations (étudiants et syndicats) ont appelé à une journée de mobilisation mardi pour protester contre le projet, qui sacrifie selon eux la formation pédagogique des futurs professeurs.

Supprimer la carte scolaire avant 2012

«Notre objectif est d'allonger d'un an la formation des enseignants. En master 2 (M2), ils passeront en début d'année une épreuve d'admissibilité qui portera sur leur discipline, puis en fin d'année une épreuve d'admission qui portera sur leur capacité à enseigner», a expliqué le ministre.

«Ils suivront en outre des stages en situation pendant l'année de M2 puis seront une première année devant les élèves en tant que professeurs stagiaires. Si vous additionnez tous les stages proposés avant le concours, vous obtenez déjà davantage de présence devant les élèves, soit plus de 300 heures», a-t-il poursuivi.

Enfin, le ministre indique qu'il va proposer «le droit individuel à la formation, chose qui n'existe pas à l'Education nationale». Il réaffirme également le projet de supprimer la carte scolaire «d'ici à 2012».