Régionales: Georges Frêche sera bien tête de liste en Languedoc Roussillon

POLITIQUE Le PS ne proposera pas de liste alternative...

Avec agence

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Georges Frêche, qui, bien qu'exclu du PS, avait été désigné tête de liste (divers gauche) par la fédération socialiste de l'Hérault pour les sénatoriales de septembre, a finalement renoncé à conduire cette liste et à être élu sénateur pour se consacrer à l'agglomération de Montpellier qu'il préside.
Georges Frêche, qui, bien qu'exclu du PS, avait été désigné tête de liste (divers gauche) par la fédération socialiste de l'Hérault pour les sénatoriales de septembre, a finalement renoncé à conduire cette liste et à être élu sénateur pour se consacrer à l'agglomération de Montpellier qu'il préside. — Pascal Guyot AFP/Archives

Il embarrassait son ancien parti et il a finalement obtenu gain de cause. La direction du Parti socialiste a annoncé mardi soir que le Bureau national du PS a «pris acte» du vote des adhérents de Languedoc-Roussillon et ne proposera ni investiture officielle ni liste alternative à celle de Georges Frêche, président sortant, exclu du PS.

«Nous prenons acte du vote des adhérents de cette région», a indiqué à l'AFP Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, à l'issue du Bureau national réuni au siège du PS. «Nous avons proposé régulièrement depuis la rentrée à nos partenaires de bâtir dans cette région un rassemblement de premier tour. Nos partenaires ont refusé cette proposition», a-t-il ajouté.

«Nous avons cherché une autre solution»

Par ailleurs, a fait valoir Christophe Borgel, «nos militants le 1er octobre, puis le 3 décembre dans leur grande majorité, ont formulé un choix, avec dans l'Hérault Georges Frêche» comme chef de file avec l'étiquette divers gauche.

«Nous avons cherché une autre solution» mais «nous avons estimé au BN qu'il fallait trancher ce débat», a-t-il souligné. «Nous avons fait le constat du refus de nos partenaires d'avancer dans une solution d'union au premier tour et nous avons pris acte du vote de nos adhérents en région», a insisté Christophe Borgel.

«Nous ne proposerons pas à la Convention nationale de donner l'investiture nationale à Georges Frêche. Et nous ne proposerons pas un autre dispositif, car sans nos partenaires, ce serait ajouter de la division» dans cette région.

«Sous-hommes»

Georges Frêche avait été exclu du Parti socialiste en 2007 après des propos controversés. Il avait notamment traité de «sous-hommes» des harkis et s'était aussi étonné de la proportion de Noirs dans l'équipe de France de football. Dans sa région, les listes le soutenant ont réuni jeudi soir, lors du vote des militants PS, plus de 90% des votes.