Les taxis parisiens lancent une opération-escargot

SOCIAL Ils protestent contre de nouvelles dispositions...

Avec agence

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Cinq cents taxis supplémentaires seront autorisés à circuler et à stationner d'ici à la fin de l'année, portant à 16.400 le nombre des taxis dans la capitale, lit-on mercredi dans PPrama, la revue hebdomadaire de la préfecture de police.
Cinq cents taxis supplémentaires seront autorisés à circuler et à stationner d'ici à la fin de l'année, portant à 16.400 le nombre des taxis dans la capitale, lit-on mercredi dans PPrama, la revue hebdomadaire de la préfecture de police. — Joel Saget AFP/Archives

Des centaines de chauffeurs de taxi parisiens ont mené une opération-escargot ce mardi au départ des aéroports de Roissy et d'Orly jusqu'à Paris pour protester contre de nouvelles dispositions autorisant notamment les motos à charger des clients aux stations taxis.

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Cette opération a provoqué de forts ralentissements sur les autoroutes A1, A6 et A106 ainsi que sur le boulevard périphérique.

Des centaines véhicules mobilisés à chaque aéroport

A l'aéroport d'Orly, une centaine de véhicules, selon une source aéroportuaire, entre 400 et 500 véhicules, selon le Syndicat de Défense des Conducteurs du Taxi parisien (SDCTP), étaient mobilisés.

A Roissy, les chauffeurs grévistes manifestaient à bord de 200 à 300 véhicules, selon une source aéroportuaire, un millier, selon le SDCTP.

Les cortèges de près de 300 voitures se sont retrouvés en milieu d'après-midi au Champ de Mars à Paris tandis qu'une délégation était reçue à 14 heures au ministère de l'Intérieur.

Critique de nouvelles dispositions


Les conducteurs de taxi s'opposent à de nouvelles dispositions qui devraient être adoptées le 11 décembre par la commission professionnelle, selon le SDCTP. Parmi elles, «l'autorisation pour les motos et shuttles de charger (des clients, NDLR) sur les stations taxis», «l'attribution de licences gratuites aux loueurs» et «le retrait de la carte professionnelle en cas de perte de six points sur le permis de conduire».

La Fédération nationale des Artisans du Taxi (Fnat, majoritaire) et sa branche parisienne, la Chambre syndicale des Artisans du Taxi (CSAT), n'étaient pas «parties prenantes» de cette initiative, a indiqué une porte-parole de la Fédération.