faux remèdes contre vrais maux au Sud

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Ils sont les premières victimes du trafic de faux médicaments. 25 % des produits de santé consommés dans les pays en voie de développement seraient falsifiés. Ce taux atteindrait même 50 % au Pakistan et au Nigeria, selon la Fondation Jacques Chirac. Et les conséquences sont très souvent tragiques. En juillet dernier au Bangladesh, vingt-quatre enfants en bas âge sont morts après avoir consommé un sirop où le glycérol avait été remplacé par un antigel. Un cas loin d'être isolé : après avoir fait des centaines de morts en Haïti en 1996, ce sirop est réapparu au Panama en 2006 et cette année au Nigeria. A eux seuls, les antipaludiques de contrefaçon tueraient 100 000 Africains chaque année d'après l'OMS. Un problème dont les dirigeants commencent à prendre conscience : en octobre dernier, six chefs d'Etat africains ont lancé au Bénin, aux côtés de l'ancien président français Jacques Chirac, « l'appel de Cotonou » contre le commerce des faux médicaments. W

C. M.