Les IUFM opposés à la réforme de la formation des maîtres

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Le recrutement pourrait passerà bac + 5.
Le recrutement pourrait passerà bac + 5. — ISOPRESS / SIPA

Les chefs eux-mêmes montent au créneau. Les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) se sont mobilisés hier, avec l'organisation de tables rondes et de conférences de presse, contre l'actuel projet gouvernemental de réforme de la formation des enseignants. Seulement, et c'est une première, ce sont les directeurs de ces établissements qui ont mené la bataille dans la quasi-totalité des trente-deux instituts. Cela révèle « une vraie coupure entre les directeurs et les ministères » de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, selon leur instance représentative.

La réforme, dite de la « mastérisation », impose aux apprentis profs de décrocher un master 2, soit un bac + 5, et non plus un master 1. Et ce non plus dans des instituts dédiés, mais à l'université. Selon un enseignant, « c'est la fin de la formation, remplacée par le recrutement d'enseignants qui prendront leur poste après une préparation académique à l'université, mais sans formation pédagogique, parfois même sans stage en situation scolaire concrète ».

Le 15 décembre, une grève doit avoir lieu dans l'ensemble des IUFM menacés de disparition, à l'appel d'une large intersyndicale, composée notamment des syndicats de lycéens, d'étudiants et de parents d'élèves. Ils promettent qu'elle sera « extrêmement suivie ». W