Le schizophrène qui avait poignardé un étudiant à Grenoble jugé irresponsable

JUSTICE Les experts ont estimé que son discernement était aboli au moment des faits...

C. F. avec agence

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Le fichage des personnes hospitalisées d'office, auquel Nicolas Sarkozy avait renoncé en 2007 dans sa loi sur la prévention de la délinquance, est à nouveau envisagé après le meurtre d'un étudiant à Grenoble, ce qui suscite les inquiétudes des professionnels.
Le fichage des personnes hospitalisées d'office, auquel Nicolas Sarkozy avait renoncé en 2007 dans sa loi sur la prévention de la délinquance, est à nouveau envisagé après le meurtre d'un étudiant à Grenoble, ce qui suscite les inquiétudes des professionnels. — Philippe Merle AFP

L'affaire avait donné lieu à une réforme de l'hospitalisation psychiatrique, toujours dans les cartons.  L'homme qui avait poignardé à mort un étudiant à Grenoble en novembre 2008 a été déclaré irresponsable par les experts, a indiqué ce mardi une source judiciaire.
 
Dans leur rapport remis aux juges d'instruction, les experts ont établi que la «maladie» du meurtrier présumé, atteint d'une «schizophrénie paranoïde», l'une des plus formes de schizophrénie les plus graves, avait «aboli son discernement». Les juges doivent maintenant se prononcer en faveur ou non de cette irresponsabilité pénale.
 
Mis en examen
 
Le 12 novembre 2008, cet homme, déjà auteur de plusieurs agressions à l'arme blanche pour lesquelles il avait été déclaré pénalement irresponsable, avait poignardé en pleine rue un étudiant de 26 ans, après s'être échappé de l'hôpital psychiatrique Saint-Egrève.
 
Une information judiciaire pour homicide volontaire avait été ouverte et un collège de trois experts saisi pour se pencher sur la responsabilité du schizophrène, qui a été mis en examen et placé en unité pour malades difficiles.