Grippe A (H1N1): Fillon confirme la vaccination le dimanche dans les grandes villes

SANTE Le Premier ministre a en revanche réitéré le refus des autorités d'intégrer les médecins généralistes dans le dispositif...

C. F. avec agence

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Les files d'attente se sont multipliées dans les centres de vaccination.
Les files d'attente se sont multipliées dans les centres de vaccination. — L. BONAVENTURE / AFP
François Fillon a confirmé ce mardi que les centres de vaccination contre la grippe H1N1 pourraient être ouverts le dimanche «dans les grandes agglomérations», sur décision des préfets et du ministère de l'Intérieur. Une requête formulée la veille par Nicolas Sarkozy.

«Dans la région parisienne, dans la région lyonnaise, dans les principales agglomérations de notre pays, dimanche prochain les centres fonctionneront», a annoncé le Premier ministre, à l'issue d'une réunion interministérielle sur le sujet à Matignon. Au ministère de l'Intérieur, pourtant, on n'était pas à même d'indiquer lundi si des centres seraient ouverts dimanche prochain.

Du côté des horaires en semaine, «les centres seront ouverts, notamment en zone urbaine de 8h à 22h et ils seront ouverts toute la semaine y compris le samedi», a rapporté François Fillon.

Refus réitéré pour les généralistes
 
Le Premier ministre a par aileurs réaffirmé que les médecins libéraux n'effectueraient «pas de vaccination» pour des «raisons logistiques» et pour leur permettre de faire face à l'épidémie de grippe saisonnière.

«Les vaccins sont des vaccins multidose, ils ne peuvent pas être répartis dans n'importe quelles conditions», a-t-il fait valoir. Par ailleurs, «les médecins libéraux ont à faire face à une considérable épidémie de grippe qui doit les mobiliser complètement», a-t-il souligné.

Vacciner les sans-domicile-fixe

Le syndicat de médecins généralistes, qui souhaite participer à la campagne, affirme que trois millions de monodoses sont disponibles et pourraient être utilisées pour la vaccination en cabinet ou à domicile. Des informations démenties lundi par la ministre de la Santé. «Nous n'avons pas trois millions de doses» de vaccins à dose unique, a affirmé Roselyne Bachelot, assurant ne disposer que de 250.000 vaccins à monodose sans adjuvant et 500.000 avec adjuvant.
 
«Ces vaccins j'en ai besoin parce qu'en France, il y des gens qui ne vont ni dans les centres de vaccination, ni dans les cabinets médicaux. Ce sont les personnes fragiles, les personnes précaires», s'est-elle justifiée. «Avec ça, je vaccine les sans-domicile-fixe, je donne les doses unitaires aux équipes de maraude qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous», a-t-elle détaillé.