Une nouvelle mise en examen dans l'affaire Tarnac

JUSTICE Il s'agit d'un jeune homme interpellé en début de semaine...

Avec agence

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Dix personnes dont une partie issue de la mouvance anarchiste de gauche ont été placées en garde à vue mardi après une série d'actes de "sabotage" contre les chemins de fer qui ont entraîné de fortes perturbations dans le trafic des TGV, Thalys et Eurostar.
Dix personnes dont une partie issue de la mouvance anarchiste de gauche ont été placées en garde à vue mardi après une série d'actes de "sabotage" contre les chemins de fer qui ont entraîné de fortes perturbations dans le trafic des TGV, Thalys et Eurostar. — Jean-Pierre Muller AFP
Le jeune homme interpellé mardi à Tarnac (Corrèze), dans le cadre de l'enquête sur des sabotages au préjudice de la SNCF, a été mis en examen notamment pour détention de fausses pièces d'identité et placé sous contrôle judiciaire.

Christophe Becker a été mis en examen par le juge antiterroriste Thierry Fragnoli pour «détention de faux documents administratifs», «recel de vol» et «association de malfaiteurs», le tout «en relation avec une entreprise terroriste».

Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

10 mises en examen

Le jeune homme, compagnon d'une jeune femme également mise en examen dans l'affaire, avait déjà été interpellé le 11 novembre 2008 puis relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.
 
Outre Christophe Becker, neuf personnes âgées de 24 à 35 ans sont mises en examen dans cette affaire.

Fausses pièces d'identité

 
La justice enquête depuis le 11 novembre 2008 sur des sabotages de lignes TGV attribués à un groupe de jeunes basés à Tarnac (Corrèze) et réunis autour de Julien Coupat, brillant étudiant. Les enquêteurs ont retrouvé en particulier des pièces d'identité falsifiées lors des perquisitions des domiciles des personnes mises en cause.
 
Les avocats des mis en examen ont dénoncé mercredi la façon dont est menée l'enquête, faisant état de «présomptions très sérieuses de falsifications» par les enquêteurs et dénoncé un «florilège de manipulations».
 
Ils contestent également la qualification «terroriste» des actes et dénoncent une opération politique visant des jeunes gens soupçonnés par les enquêteurs d'appartenir à la mouvance «anarcho-autonome».