Roselyne Bachelot veut résoudre les «problèmes de réglage» dans les centres de vaccination

GRIPPE A /H1N1 La ministre de la Santé s'exprimait ce mardi matin sur France Info...

B.D.

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La ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot se fait vacciner contre la grippe A lors de sa visite d'un centre de vaccination dans le 14e arrondissement à Paris, le 12 novembre 2009.
La ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot se fait vacciner contre la grippe A lors de sa visite d'un centre de vaccination dans le 14e arrondissement à Paris, le 12 novembre 2009. — SIPA

Sur France Info mardi matin, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a salué le «grand succès» de la campagne de vaccination, dont la fréquentation a été «multipliée par sept en moins d’une semaine». Elle n’a pas oublié de rappeler aux auditeurs de ne pas se présenter «sans le bon reçu de la sécurité sociale» et de «consulter les horaires d’ouverture de son centre» au préalable. La ministre a encore ajouté que le nombre de personnels allait grandir, ainsi que l’amplitude horaire d’ouverture de ces centres.
 
Alors que les vaccins se font désirer dans certains centres, Roselyne Bachelot a joué à fond la carte de l’apaisement, reconnaissant quelques «problèmes de réglage». La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 lancée le 12 novembre dernier, après un début poussif, monte en puissance, avec la formation de files d'attente parfois de plusieurs heures dans les centres. La ministre de la Santé a adjuré les Français à «ne pas se décourager» devant les files d’attente, rappelant la nécessité de se faire vacciner, car «cette grippe peut avoir des conséquences graves, y compris pour els personnes ne présentant pas de facteurs de risque».
 
Réquisitions «seulement en cas d’urgence»

 
Roselyne Bachelot a également minimisé la grogne des médecins généralistes réquisitionnés pour effectuer les entretiens préalables au vaccin dans les centres, et balayé la demande de certains d’entre eux de faire vacciner les Français par leur propre médecin. Les centres sont indispensables car «nous sommes livrés tout au long de l’hiver en vaccins multi doses», et «si nous disséminons nos stocks chez les généralistes, nous n’avons plus les moyens de contrôler ces stocks, et nous risquons de graves dysfonctionnements».
 
Elle a aussi indiqué que cette réquisition était «utilisée seulement en cas d’urgence» faite «pour leur assurer la garantie juridique» lorsqu’ils exercent dans ces centres, rappelant que lorsqu’ils travaillaient dans un centre sur leur temps de consultation, ils étaient rémunérés à hauteur de 66 euros.