« On s'est rendu compte de notre manque de connaissance »

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MEIGNEUX / SIPA

Pourquoi lancer un plan national sur les résidus de médicaments dans l'eau ?

On n'avait pas pris entièrement conscience du problème jusqu'à une étude récente qui a montré qu'il y avait une féminisation croissante des populations de poissons. On s'est alors rendu compte de notre manque de connaissances sur l'impact de ces rejets concernant l'environnement et la santé. On ne sait pas bien non plus quels sont les produits de santé qui se retrouvent dans l'eau et les possibles interactions entre les différentes substances. Un recensement global sera un des objectifs du plan national.

Quelles sont les substances que vous jugez particulièrement inquiétantes ?

Il y a, par exemple, les perturbateurs endocriniens [comme le bisphénol A]. Mais on tâtonne sur ce sujet, il y a aussi de nouvelles substances qui vont émerger.

Comment lutter contre ce phénomène ?

La priorité, c'est la prévention. Le véritable enjeu se situe au niveau des particuliers. Il faut informer le public sur le recyclage des médicaments. Quand on a un reste de sirop, il ne faut pas le jeter dans l'évier, mais le rapporter à son pharmacien. W

Recueilli par C. M.