Deux des six complices présumés de Treiber remis en liberté

ENQUETE Les autres devraient être déférés dimanche...

Avec agence

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Jean-Pierre Treiber clamait son innocence.
Jean-Pierre Treiber clamait son innocence. —

Deux des six personnes interpellées vendredi après l'arrestation de Jean-Pierre Treiber, soupçonnées de l'avoir aidé dans sa cavale, ont été remises en liberté samedi après-midi faute de charges, a annoncé le parquet d'Auxerre. «Elle n'a pas participé au fait de "recel de malfaiteurs"», a expliqué le procureur d'Auxerre, François Pérain, en rappelant que ce délit passible de trois ans d'emprisonnement nécessitait un «acte matériel», comme un don de nourriture ou la fourniture d'un logement.

Garde à vue prolongée pour les autres

Quatre autres personnes arrêtées ont vu leur garde à vue prolongée samedi de 24 heures dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à Nanterre. Elles «devraient être déférées» dimanche au parquet d'Auxerre, selon François Pérain, qui organisera un point de presse à l'issue de leur défèrement. Le procureur n'a cependant pas exclu d'autres remises en liberté d'ici dimanche, en fonction du résultat des interrogatoires.

Parmi ces cinq personnes, une seule connaissait réellement Jean-Pierre Treiber avant son incarcération, en novembre 2004, et l'a «mis en contact» avec les autres interpellés, a précisé le procureur.

Il aurait bénéficié de plusieurs hébergements

Il s'agit d'un «ancien collègue de travail» de l'ex-fugitif, à l'époque où les deux hommes travaillaient «sur un domaine forestier situé dans l'Essonne». Après l'évasion, il aurait fourni à Treiber «un premier hébergement», a raconté le magistrat, sans préciser si cette aide était intervenue dès le début de la cavale.

>> Retrouvez le parcours de la cavale de Jean-Pierre Treiber sur notre GoogleMap

Jean-Pierre Treiber aurait ensuite bénéficié d'un «deuxième hébergement», appartenant à l'un des couples interpellés. C'est dans cet appartement de Melun qu'il a été arrêté vendredi. L'ancien garde-forestier, unique suspect dans l'assassinat de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier en 2004, a été mis en examen pour évasion vendredi à Auxerre, puis placé en détention dans la nuit à Fleury-Mérogis, à environ 140 kilomètres de là.